Santé de la faune sauvage
La faune sauvage coexiste avec les humains et les animaux domestiques. Les populations d’animaux sauvages sont présentes dans tous les écosystèmes de la planète, aussi bien dans les milieux marins que dans les forêts et les savanes où elles circulent librement. Chaque espèce contribue à l’équilibre de l’écosystème où elle vit. La santé de la faune sauvage est étroitement liée à celle des autres animaux, de l’environnement et des humains. En protégeant la santé de la faune sauvage, nous œuvrons à la protection de la biodiversité et investissons dans un avenir plus sain et durable.
La santé de la faune sauvage est essentielle à la vie sur terre
La survie des humains, des animaux et des végétaux est tributaire de la santé des écosystèmes. Chauves-souris et abeilles jouent un rôle indispensable de pollinisateurs, les petits mammifères contribuent à la santé des sols, les récifs coraliens libèrent de l’oxygène et capturent du carbone, les espèces frugivores disséminent les graines végétales et les prédateurs participent au contrôle des populations d’autres espèces. Il n’y a pas d’écosystème en bonne santé sans une faune sauvage elle-même en bonne santé, ni d’écosystème prospère sans une abondante biodiversité.
La faune sauvage constitue un bien précieux pour de nombreuses communautés du monde entier et contribue à leur subsistance en leur apportant des revenus par le biais du tourisme ou en tant que source de denrées alimentaires. Autre aspect important, la faune sauvage participe au bien-être humain, les interactions avec les animaux sauvages contribuant à l’éducation, à la santé physique et mentale, aux valeurs sociales, à la culture et à la spiritualité de l’humanité.
Les humains et les animaux tant domestiques que sauvages partagent leurs écosystèmes avec de nombreux micro-organismes. Parmi eux, certains sont indispensables à la survie des espèces tandis que d’autres sont nocifs et peuvent occasionner des maladies chez les humains ou l’animal et perturber l’équilibre écosystémique.
Ces dernières années, un nombre croissant de maladies émergentes ont été associées à la faune sauvage, voire directement imputées à celle-ci. Néanmoins, l’émergence de maladies peut être favorisée par d’autres facteurs importants, parmi lesquels l’activité humaine ainsi que les facteurs liés au changement climatique, au commerce d’animaux sauvages, à la déforestation et à certaines pratiques agricoles. Les animaux et la biodiversité sont souvent les victimes négligées des foyers de maladie.
L’Organisation mondiale de la santé animale œuvre depuis des décennies en faveur d’une amélioration de la santé des animaux, ce qui inclut la protection de la santé de la faune sauvage. Nous prenons acte de l’interdépendance entre la santé des humains, celle des animaux (tant sauvages que domestiques) et celle des écosystèmes. La protection de chacune de ces santés exige de leur prêter attention à toutes.
Compte tenu de notre responsabilité collective à l’égard de la faune sauvage, nous travaillons avec de nombreux secteurs, en particulier ceux de l’agriculture, de la conservation de la nature, de la santé publique et de la défense de l’environnement, afin de mettre en œuvre notre programme pour la santé de la faune sauvage.
La santé de la faune sauvage est la santé de tous. Découvrez comment nous sommes tous interconnectés et ce que vous pouvez faire pour protéger les espèces sauvages.
La principale menace pour la faune sauvage, dont l’impact estimé touche 72 % des espèces est due à la surexploitation, essentiellement la pression exercée par la chasse, la pêche et l’exploitation forestière.
Chiffres clés
>70%
des cultures qui fournissent 90% de l’alimentation humaine dans 146 pays sont pollinisées par les abeilles
3.7 milliards $US/an
est l’impact agricole estimé du déclin des chauves-souris insectivores. Ces chauves-souris sont des prédateurs essentiels des insectes nuisibles aux cultures
72%
des 60 maladies infectieuses émergentes dont la source (ou le réservoir) est une espèce animale ont leur origine dans la faune sauvage
144
maladies humaines provenant d’agents pathogènes chez les animaux sauvages sont devenues importantes pour la santé humaine au cours des 60 dernières années
Donner une impulsion à la gestion de la faune sauvage
La faune sauvage est, par nature, difficile à soumettre à une surveillance sanitaire ; de plus, en cas de ressources limitées, les pays préfèrent se concentrer sur la santé du bétail ou celle des espèces aquicoles. Les responsables de la gestion de la faune sauvage, ou « autorités chargées de la faune » relèvent souvent de ministères différents, par exemple le ministère de l’environnement ou des forêts, et sont donc extérieurs aux Services vétérinaires qui s’occupent de la santé animale.
Les autorités chargées de la faune et les professionnels du secteur de l’environnement qui supervisent la gestion des populations sauvages et assurent la préservation de la biodiversité ne sont pas toujours dotés des compétences requises ni officiellement mandatés à cette fin. Même dans les cas où la faune sauvage relève effectivement de l’autorité directe des Services vétérinaires, ceux-ci restent parfois contraints par l’absence d’une réglementation appropriée et l’insuffisance des capacités et des ressources allouées au traitement des questions liées à la santé de la faune sauvage. De ce fait, la santé de la faune sauvage est souvent négligée.
Pour une meilleure gestion de la faune sauvage, les pays doivent se doter de cadres collaboratifs multisectoriels bien conçus. La mise en place d’une collaboration et coordination solides entre les secteurs chargés de la faune sauvage, de l’environnement et de la santé animale est une condition préalable pour une gestion efficace de la faune sauvage permettant de garantir un avenir durable aussi bien aux espèces sauvages qu’aux écosystèmes, aux humains et aux animaux d’élevage.
Comprendre les systèmes de surveillance des maladies animales
Un système de surveillance des maladies animales bien conçu permet de détecter les menaces sanitaires dès leur apparition. Les actions de prévention et de réaction immédiate en cas de foyer ont pour but de maîtriser les maladies les plus dangereuses avant qu’elles ne causent de dommages, ce qui protège en même temps la santé animale et la santé publique.
Dans plusieurs pays, les systèmes de surveillance des maladies des animaux domestiques et sauvages sont gérés séparément alors que les agents pathogènes ignorent ces catégories et peuvent passer de l’une à l’autre. Il est crucial d’adopter une méthodologie holistique et de mettre en place un partage en temps réel des renseignements relatifs aux deux catégories d’animaux au sein d’un système de surveillance unifié. Ce faisant, nous gagnerons en connaissances sur la manière dont les microbes passent d’une espèce à l’autre, d’un écosystème à l’autre, et nous apprendrons à mieux définir et anticiper la survenue de foyers chez les animaux.
Nombre de parties prenantes interviennent dans la surveillance des maladies, à plusieurs niveaux, sachant qu’une surveillance suit généralement l’une des procédures suivantes :
Enquêtes menées sur les animaux sauvages malades ou trouvés morts, suivies d’une notification des résultats aux autorités compétentes .
Investigations plus ciblées, portant sur une maladie particulière ou une population animale spécifique.
Chacune de ces méthodes nécessite une véritable collaboration entre les autorités vétérinaires et celles chargées de la faune afin que toute apparition d’un micro-organisme pathogène soit signalée rapidement. Cela garantit un fonctionnement des systèmes de surveillance à la fois pertinent et efficace pour prévenir, détecter et répondre aux foyers de maladies.
L’Organisation mondiale de la santé animale joue un rôle de chef de file dans le domaine des systèmes de surveillance de la santé animale. Depuis bientôt un siècle, nous n’avons cessé de recueillir des données sur la santé animale à l’échelle internationale. Notre plateforme WAHIS, le Système mondial d’information zoosanitaire, met à la disposition de la communauté internationale l’ensemble des informations notifiées par les Membres de l’OMSA concernant les maladies animales, y compris celles affectant la faune sauvage. Notre plateforme WildEpi complète le système WAHIS pour l’information sur la santé de la faune sauvage. Elle permet aux utilisateurs autorisés de signaler, d’analyser et de partager des informations sur la santé de la faune sauvage afin de favoriser une réponse précoce aux événements sanitaires affectant la faune sauvage. Les mesures visant à améliorer la gestion de la santé de la faune et la notification des maladies sont décrites en détail dans le volet dédié au Programme pour la santé de la faune sauvage.
Les spillovers de maladies entre espèces peuvent passer complètement inaperçus auprès de la communauté scientifique jusqu’à ce qu’une épidémie plus importante survienne, en partie en raison de la division des systèmes de surveillance des maladies animales, et de la séparation des systèmes de surveillance pour les animaux et les humains. Conformément à son mandat, l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OMSA) mène le changement pour mettre en valeur l’importance de la surveillance de la santé de la faune sauvage, et à travers une approche Une Seule Santé, assurer son intégration dans les stratégies sanitaires nationales et internationales, comme elle le fait pour la santé du bétail.
Stratégie pour la santé de la faune sauvage
S’appuyant sur les fondations établies par le Cadre en faveur de la santé de la faune sauvage lancé en 2020, et les recommandations issues de son évaluation en 2025, la Stratégie de l’OMSA pour la santé de la faune sauvage vise à donner à l’OMSA, à ses Membres et aux réseaux de santé les moyens de protéger :
Établir une gouvernance solide en matière de santé de la faune sauvage avec un cadre robuste et un impact réel sur les politiques
Utiliser la science pour la prévention en amont et la résilience des écosystèmes
Établir des systèmes multisectoriels de surveillance de la santé de la faune sauvage au sein des Membres de l’OMSA

Surveillance des maladies de la faune sauvage au niveau mondial
Depuis un siècle, l’Organisation Mondiale de la Santé Animale gère des référentiels de données de surveillance des maladies animales provenant de ses Membres. En fournissant un outil commun à travers le WAHIS, homogène entre les pays et fondé sur des définitions et des normes partagées, nous veillons à ce que les rapports soient utiles et précis. Grâce à ces données, nous offrons une image quasi en temps réel du statut et de l’évolution des maladies animales ciblées.

Actuellement, les systèmes de surveillance sanitaire sont particulièrement efficaces pour le suivi et la notification des maladies chez les animaux domestiques, tels que le bétail, car les éleveurs et les vétérinaires sont formés pour reconnaître les maladies chez ces animaux et disposent des outils nécessaires à cet effet. La faune sauvage, en revanche, est par nature libre de se déplacer et d’habiter des zones reculées où les tentatives de surveillance régulière restent difficiles. De plus, les tests de diagnostic des maladies ne sont pas toujours adaptés aux espèces sauvages, et les parties prenantes nécessaires à une surveillance adéquate sont plus diversifiées que pour le bétail, incluant par exemple les chasseurs, les biologistes spécialisés dans la faune sauvage, les gestionnaires de la conservation, et bien d’autres.
La Stratégie pour la santé de la faune sauvage vise à identifier et à promouvoir des solutions pour des systèmes de surveillance et de détection précoce plus efficaces grâce à l’intégration de composantes relatives à la faune sauvage. Notre objectif est que la surveillance de la faune sauvage soit considérée comme aussi importante que les efforts déployés pour les animaux domestiques. L’identification précoce des risques détectés dans la faune sauvage garantit des stratégies d’intervention opportunes, réduisant ainsi le risque de propagation des maladies à d’autres animaux ou aux personnes, ou les impacts sur la faune sauvage elle-même
Centres de référence fournissant une expertise dans le domaine de la santé de la faune sauvage
L’OMSA contribue actuellement à l’élaboration de procédures de diagnostic plus rapides et efficaces applicables aux maladies de la faune sauvage. Le réseau mondial de Centres de référence de l’OMSA constitue la pièce maîtresse de l’excellence scientifique de l’OMSA. Nous encourageons la collaboration internationale et mettons à disposition de nos Membres une expertise scientifique et un soutien technique. Le réseau d’expertise de l’OMSA se présente sous deux formes, qui peuvent se recouper partiellement :
Les Laboratoires de référence
ont pour mandat principal de fournir une assistance scientifique et technique pour des maladies spécifiques, y compris les maladies de la faune sauvage. Ils apportent leurs compétences en matière de diagnostic et de méthodes de lutte dans leur domaine de spécialisation, par exemple la
Les Centres collaborateurs
fournissent un soutien et une expertise générale sur des thématiques plus larges de santé animale.
Les Centres collaborateurs ayant la faune sauvage et la biodiversité pour domaines de spécialisation sont consultés sur des questions aussi diverses que la santé de la faune sauvage, le changement climatique et la biodiversité, les maladies affectant spécifiquement les animaux sauvages et les facteurs d’émergence des maladies. Ils sont organisés au sein du reseau OMSA WildNet.
En savoir plus sur le réseau OMSA WildNet.
Dans le cadre du Programme pour la santé de la faune sauvage, l’OMSA a constitué un réseau de Centres collaborateurs spécialisés dans la santé de la faune sauvage et la biodiversité, animé par les sept Centres travaillant dans ce domaine. Nous avons pour ambition de créer un partenariat puissant et robuste entre Centres collaborateurs afin de coordonner les activités dédiées à la santé de la faune sauvage et de générer des synergies opérationnelles. Cela permettra aux Membres et à la communauté internationale de renforcer la gestion des risques de maladies à l’interface humains-animaux-écosystèmes et d’améliorer les systèmes de surveillance, de détection précoce, de notification et de gestion des maladies affectant la faune sauvage.
La santé de la faune sauvage sur le terrain
Par le biais du Programme pour la santé de la faune sauvage, nous travaillons de concert avec les pays afin de renforcer leurs capacités nationales en matière de suivi des maladies animales et encourageons la création de partenariats Une seule santé entre les différentes institutions publiques.
L’une des manières d’atteindre cet objectif est de faire appel au réseau des Points focaux nationaux de l’OMSA pour la faune sauvage. Leur rôle est d’apporter leurs compétences au Délégué de leur pays et de fournir des avis sur la santé de la faune sauvage, en plus de notifier à l’OMSA les maladies de la faune sauvage signalées dans le pays par le biais du système WAHIS. Ils s’occupent également de mettre en place dans leur pays des réseaux d’experts sur la faune sauvage et échangent des informations avec les partenaires et les institutions nationales, y compris les Services vétérinaires et les autorités chargées de la faune sauvage.
L’OMSA a également conçu divers projets régionaux et mis en place des programmes destinés à apporter un soutien plus approfondi aux Membres et aux Services vétérinaires
Programme de jumelages entre laboratoires
Il s’agit d’une initiative visant à améliorer la santé de la faune sauvage en encourageant la collaboration entre les Laboratoires de référence de l’OMSA et d’autres laboratoires afin d’améliorer les capacités mondiales de diagnostic.
Projet EBO-SURSY
Le Projet EBO-SURSY vise à renforcer les capacités nationales et régionales de suivi et de diagnostic des maladies animales
Comment partager des informations sur la santé de la faune sauvage?
La santé de la faune sauvage est étroitement liée à celle des animaux domestiques, à l’environnement et à celle des êtres humains. En protégeant la santé de la faune sauvage, nous préservons la biodiversité et investissons dans un avenir plus sain et plus durable. Grâce aux notifications officielles, l’OMSA suit de près la situation de certaines maladies dans la faune sauvage terrestre et aquatique, sur la base des rapports fournis par ses Membres. Cela concerne environ 80 maladies listées par l’OMSA, ainsi que les maladies émergentes[1].
De plus, l’OMSA encourage la notification de tout événement sanitaire causé par des maladies non listées (infectieuses ou non, diagnostiquées ou non) survenant chez n’importe quelle espèce sauvage via WildEpi.
L’arbre de décision ci-dessous vous aide à déterminer comment partager des informations sur la santé de la faune sauvage.
Arbre de decision
Partage d’informations sur les événements sanitaires de la faune sauvage non listés par l’OMSA : WildEpi

WildEpi est une plateforme numérique sécurisée, collaborative et en temps réel, gérée par l’OMSA. Elle est conçue pour recueillir des informations non officielles sur les événements sanitaires de la faune sauvage qui ne sont pas listés par l’OMSA (c’est-à-dire qui ne figurent pas au chapitre 1.3 des Codes de santé des animaux terrestres et aquatiques de l’OMSA et qui ne sont donc pas collectées par WAHIS).
Toute espèce hôte sauvage, vertébrée ou invertébrée, ainsi que tout agent étiologique ne figurant pas dans la liste, peuvent être signalés dans WildEpi, car il n’existe pas de liste prédéfinie de maladies. Les cas non diagnostiqués et non infectieux peuvent également être signalés. La plateforme facilite la détection précoce, la documentation et l’analyse des événements sanitaires touchant la faune sauvage à l’échelle mondiale.
Actuellement, WildEpi est accessible à un groupe restreint d’utilisateurs expérimentés, «la communauté des utilisateurs», et n’est pas accessible au grand public. WildEpi complète — mais ne remplace pas — les mécanismes de notification officiels de l’OMSA et sa plateforme officielle de notification, WAHIS.
WildEpi : FAQ
La communauté d’utilisateurs comprend les Délégués de l’OMSA et les Points focaux chargés de la faune sauvage, des espèces aquatiques et de la notification des maladies animales, ainsi que d’autres acteurs nationaux de la santé de la faune sauvage désignés par le Délégué de l’OMSA, et les Centres de référence de l’OMSA. Elle comprend également des acteurs régionaux ou mondiaux de la santé de la faune sauvage ajoutés par l’OMSA.
Si vous êtes un membre enregistré de la communauté, vous pouvez vous connecter à l’aide de votre adresse email. Pour plus de sécurité, un code de sécurité vous sera envoyé dans votre boîte de réception. Saisissez ce code dans le champ prévu à cet effet pour accéder à WildEpi et l’utiliser.
Un rapport est un événement sanitaire (non listé par l’OMSA), diagnostiqué ou non, d’origine infectieuse ou non, affectant une espèce sauvage donnée (en liberté ou en captivité), en un lieu donné et à un moment donné. Il n’y a pas de seuil minimal quant au nombre d’animaux morts ou malades requis pour pouvoir établir un rapport; même la découverte d’un seul individu peut constituer un rapport.
Comme vous le souhaitez ! L’application vous permet de soumettre des informations directement sur le terrain, même en l’absence de connexion Internet. Ces informations sont stockées localement sur votre téléphone et téléchargées dès qu’une connexion est disponible. Si vous souhaitez télécharger des données en masse à partir de fichiers CSV, nous vous recommandons toutefois de le faire via la plateforme web.
Oui ! Vous pouvez partager des informations sur des maladies non diagnostiquées et les syndromes de cause inconnue. Il est fortement recommandé de partager ces informations dans les meilleurs délais. Pour ce faire, il vous suffit de cliquer le bouton “je ne connais pas la cause”.
Tout service administratif, institut national, institut de recherche, partenaire universitaire, acteur de la santé de la faune sauvage, laboratoire, acteur environnemental ou ONG gérant la faune sauvage ou traitant des données
sur la santé de la faune sauvage peut être ajouté à la communauté des utilisateurs. Les Délégués de l’OMSA peuvent le faire en utilisant l’onglet «Gestion des utilisateurs» et en saisissant les coordonnées du nouveau membre de la communauté. Vous pouvez également envoyer à l’OMSA les informations concernant le nouveau membre de la communauté et l’OMSA l’ajoutera à la communauté en votre nom.
Cliquez sur « Demander une ERR » dans le rapport concerné. L’OMSA vous contactera ensuite pour aider votre équipe à mieux cerner le danger, à évaluer le risque et à l’atténuer à l’aide d’une approche qualitative ou semi-quantitative. Vous serez informé par e-mail dès que l’évaluation rapide du risque (ERR) sera publiée.
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Lignes directrices
WildEpi_Objet
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Lignes directrices
WildEpi_gouvernancedonnées
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Lignes directrices
CodeConduite_WildEpi
.pdf – 256 KB Consulter le document -
Lignes directrices
WildEpi_Gouvernance
.pdf – 358 KB Consulter le document -
Lignes directrices
WildEpi: A propos
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Situation relative à la santé de la faune sauvage
Mise à jour mondiale périodique sur les événements sanitaires touchant la faune sauvage terrestre signalés à l’OMSA, comprenant les événements exceptionnels signalés dans WAHIS ainsi que les événements sanitaires signalés dans WildEpi.
Objectifs du rapport de situation périodique
L’objectif de ce rapport de situation périodique est double : il analyse et permet la diffusion (1) des événements sanitaires exceptionnels chez la faune sauvage notifiés dans le cadre de la déclaration obligatoire à l’OMSA pour les maladies répertoriées et émergentes et (2) des déclarations volontaires de toute autre information pertinente concernant des événements sanitaires qui ne sont pas listées par l’OMSA.
Biais et limites potentiels : ces données peuvent présenter certains biais, car elles peuvent être incomplètes ou présenter des variations dans le niveau de détail. Elles constituent toutefois la référence mondiale officielle en matière d’informations sur la santé animale de la faune sauvage communiquées par les autorités nationales et les acteurs concernés par la santé de la faune sauvage.
Activités de surveillance des maladies listées chez la faune sauvage telles que signalées par les autorités nationales
La précision des rapports sur les situations épidémiologiques chez la faune sauvage repose sur la mise en place d’un système de surveillance adéquat au niveau national. Afin de fournir des informations générales sur la surveillance de la faune sauvage et de permettre une meilleure compréhension de la qualité et des lacunes des déclarations, la figure 1 présente une carte indiquant le nombre de maladies listées par l’OMSA pour lesquelles une surveillance est signalée chez la faune sauvage, parmi les 81 maladies listées en 2024-2025.

Pays reportant des evenements sanitaires non listés
Cette section contiendra des données quantitatives agrégées sur les pays utilisateurs de WildEpi.
Rapports de situation périodique sur la santé de la faune sauvage
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Rapport, Situation, Situation Mondiale
Maladies de la faune sauvage – Rapport situationnel 2025-1
.pdf – 2 MB Consulter le document -
Rapport, Situation Mondiale
Maladies de la faune sauvage – Situation mondiale – Novembre 2023
.pdf – 455 KB Consulter le document -
Situation Mondiale
Maladies de la faune sauvage – Situation mondiale – Octobre 2023
.pdf – 452 KB Consulter le document -
Rapport, Situation, Situation Mondiale
Maladies de la faune sauvage – Situation mondiale – Septembre 2023
.pdf – 430 KB Consulter le document -
Rapport, Situation Mondiale
Maladies faune sauvage – Rapport Situation – Juin 2023
.pdf – 732 KB Consulter le document -
Rapport, Situation Mondiale
Maladies de la faune sauvage – Situation mondiale – Mars 2023
.pdf – 817 KB Consulter le document -
Situation Mondiale
Maladies de la faune sauvage – Situation mondiale – Février 2023
.pdf – 793 KB Consulter le document -
Situation Mondiale
Maladies de la faune sauvage – Situation mondiale – Janvier 2023
.pdf – 729 KB Consulter le document
[1] Une maladie émergente désigne une nouvelle apparition, chez un animal, d’une maladie, d’une infection ou d’une infestation ayant des répercussions significatives sur la santé animale ou humaine et résultant : (1) de la modification d’un agent pathogène connu ou de sa propagation à une nouvelle aire géographique ou à une nouvelle espèce, ou (2) d’un agent pathogène non identifié antérieurement ou d’une maladie diagnostiquée pour la première fois [Codes et Manuels – OMSA – Organisation mondiale de la santé animale]. Des informations sur les maladies touchant les animaux aquatiques sont également disponibles dans un rapport de situation dédié. [2] Bien que les membres ne soient tenus de notifier que les maladies répertoriées et les maladies émergentes, ils sont encouragés à fournir à l’OMSA d’autres informations importantes relatives à la santé animale.
Aucune organisation ne peut à elle seule protéger la santé de la faune sauvage.
Il s’agit d’un sujet complexe qui requiert les compétences des vétérinaires, des spécialistes de la conservation et des biologistes de la faune, des gestionnaires de la faune sauvage, des épidémiologistes et des experts des maladies relevant de ce domaine, entre autres spécialités.
C’est pourquoi l’Organisation mondiale de la santé animale travaille en partenariat avec des spécialistes du monde entier afin de mobiliser l’ensemble de nos compétences en matière de surveillance et de gestion des maladies et les mettre au service de la santé de la faune sauvage.
Mentionnons, dans cette configuration très large de partenariats, quelques exemples parmi ceux que nous menons actuellement et les objectifs communs poursuivis dans ce travail :
L’OMSA a mis en place un partenariat avec la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) pour lui offrir son expertise dans le domaine de la santé animale et compléter ses propres travaux de grande envergure destinés à éviter que les échanges internationaux d’animaux sauvages ne constituent une menace pour la survie des espèces. Cela passe par l’organisation d’activités de formation et de renforcement des capacités et par la promotion d’une collaboration entre les points de contact de la CITES et les Points focaux nationaux de l’OMSA pour la faune sauvage. Nous travaillons ensemble à la mise en place de solutions au problème complexe posé par les expéditions internationales d’échantillons prélevés à partir d’espèces listées par la CITES en vue d’un diagnostic de laboratoire.
L’OMSA collabore avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sur les questions en lien avec la santé des écosystèmes, en particulier concernant la biodiversité, les espèces envahissantes et la gestion des écosystèmes. Nous prenons part à la conception de stratégies de gestion des risques en publiant des recommandations sur le sujet et contribuons à définir les risques de maladie qui menacent spécifiquement les espèces en danger d’extinction figurant sur la Liste rouge de l’UICN.
En tant que leader mondial de la santé animale, l’OMSA a également noué des partenariats avec d’autres organisations concernant certaines maladies spécifiques affectant les animaux sauvages. L’OMSA participe aux travaux du groupe de travail scientifique de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CSM) dédiés à la grippe aviaire et à l’avifaune, aux côtés d’autres partenaires tels que la FAO, le PNUE, l’OMS, EcoHealth Alliance et d’autres.
L’OMSA est également membre du Partenariat de collaboration pour la gestion durable de la faune (CPW), qui réunit 14 organisations internationales ayant pour mandat de promouvoir l’utilisation durable et la conservation des ressources faunistiques à travers divers programmes dédiés.
C’est en se basant sur les connaissances scientifiques les plus récentes que l’Organisation mondiale de la santé animale élabore ses normes, orientations et recommandations à l’intention des professionnels chargés de la protection et de la gestion de la santé de la faune sauvage.
Les animaux sauvages sont à la fois des réservoirs et les cibles d’agents pathogènes qui peuvent également infecter les animaux domestiques et les humains. Ils sont à la fois une source potentielle de transmission de maladies et les victimes de ces maladies. Il est donc indispensable de mieux connaître les maladies affectant les animaux sauvages et les modalités de transmission entre la faune sauvage et les animaux domestiques et les humains. À la lumière des connaissances scientifiques plus approfondies que nous aurons sur le sujet, nous pourrons mettre en place des mesures de lutte plus adaptées et plus efficaces afin de protéger la santé de tous.
Groupe de travail sur la faune sauvage
Créé il y a plus de 25 ans pour fournir des avis sur les problématiques sanitaires en lien avec les animaux sauvages, le Groupe de travail sur la faune sauvage a réalisé un travail remarquable avec d’autres experts lors de la pandémie de COVID-19 afin de tenter d’élucider les origines du virus et d’améliorer les capacités des pays à faire face à cette crise. Le Groupe a également recommandé que des mesures soient prises pour limiter à l’avenir les risques de maladies franchissant la barrière d’espèces.
Groupe de travail sur la faune sauvage
Normes internationales axées sur la faune sauvage
En tant que pierres angulaires des orientations fournies par l’OMSA en matière de santé animale, les normes internationales de l’OMSA aident les Services vétérinaires à concevoir des mesures pour la détection rapide, la notification et le contrôle des agents pathogènes ainsi que pour prévenir leur propagation. Ce dispositif permet de garantir la sécurité sanitaire des échanges internationaux d’animaux et de produits d’origine animale tout en évitant de dresser des obstacles sanitaires injustifiés au commerce international.
Les normes de l’OMSA couvrent la santé de tous les animaux, aussi bien domestiques que sauvages ; néanmoins, certains chapitres sont spécifiquement consacrés à la santé de la faune sauvage :
Manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les animaux terrestres
Principes et méthodes de validation des épreuves diagnostiques pour les maladies infectieuses applicables à la faune sauvage
Lignes directrices pour améliorer la santé de la faune sauvage
L’OMSA élabore des lignes directrices détaillées afin d’apporter un soutien pratique aux Services vétérinaires nationaux concernant la mise en œuvre de ses normes internationales, y compris celles relatives à la santé de la faune sauvage.
Pour améliorer l’identification, l’évaluation et la gestion des risques sanitaires menaçant la faune sauvage ou trouvant leur source chez ces espèces, l’OMSA a élaboré en collaboration avec l’UICN des Lignes directrices pour l’analyse du risque de maladies chez les animaux sauvages (en anglais) ainsi qu’un Manuel de procédures pour l’analyse du risque de maladies chez les animaux sauvages (en anglais).
Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, l’OMSA a très récemment publié en collaboration avec l’UICN les Lignes directrices pour travailler avec des mammifères sauvages en liberté pendant la pandémie de COVID-19 afin d’orienter les Membres sur les meilleures pratiques permettant de prévenir la transmission du virus entre les animaux et l’être humain. Dans ce même contexte, l’OMSA publié le document intitulé « Considérations relatives aux prélèvements d’échantillons, aux épreuves de dépistage et à la déclaration de cas de SARS-CoV-2 chez les animaux », destiné à aider les Membres à diffuser toutes informations utiles sur les cas d’infection par le SARS-CoV-32 chez les animaux, espèces sauvages incluses.
En outre, un certain nombre de documents produits par l’OMSA peuvent aider les professionnels de la santé animale à protéger la santé de la faune sauvage. Il s’agit notamment :
Fiches techniques sur les maladies
qui donnent aux Membres des informations pour mieux reconnaître, gérer et notifier les maladies non listées par l’OMSA qui affectent la faune sauvage
Rapport d’enquête sur la santé de la faune sauvage (2020)
enquête au cours de laquelle les Membres de l’OMSA ont défini les normes, les orientations concrètes et les formations que l’OMSA pourrait leur fournir pour améliorer la santé de la faune sauvage sur le terrain.
Activités de formation proposées par l’OMSA pour la santé de la faune sauvage
Tous ceux qui œuvrent à la protection de la santé de la faune sauvage ou qui formulent des recommandations en la matière dans leur pays (par exemple les Points focaux nationaux pour la faune sauvage) peuvent trouver un soutien dans les Manuels de formation que l’OMSA a préparés à leur intention sur diverses thématiques pertinentes dans le domaine de la santé des animaux sauvages et de la lutte contre les maladies.
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Matériels de communication d’actualité
Ressources complémentaires :
Lignes directrices
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Lignes directrices, Publication, Co-Publication
Lignes directrices générales pour la surveillance des maladies, des agents pathogènes et des agents toxiques chez la faune sauvage en liberté
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Lignes directrices
Recommandations pour réduire le risque de propagation du virus du monkeypox
.pdf – 1 MB Consulter le document -
Lignes directrices
Lignes directrices pour apprécier le risque d’invasion présenté par des animaux non indigènes
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Lignes directrices
Influenza aviaire et faune sauvage – Gestion des risques pour les personnes travaillant avec des oiseaux sauvages
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Rapport Scientifique & Fiche d’information
Rapport d’enquête
Travaux de recherche évalués par des pairs basés sur les données de référence de l’OMSA en matière de santé de la faune sauvage
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Smith et al (2017) – Wildlife hosts for WOAH-Listed diseases: considerations regarding global wildlife trade and host-pathogen relationships. Veterinary Medicine and Science, 3(2), 71-81
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Machalaba et al (2021) Wildlife conservation status and disease trends: 10 years of reports from the Worldwide Monitoring System for Wild Animal Diseases. Sci Tech Rev.
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Jiia B et al (2020) Validation of laboratory tests for infectious diseases in wild mammals: review and recommendations. Journal of Veterinary Diagnostic Investigation.
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Jebara B et al (2016) WAHIS-Wild and its interface: the OIE worldwide monitoring system for wild animal diseases. Vet Ital 52 (2016): 91-100.
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Fanelli et al (2022) Sensitivity of an international notification system for wildlife diseases: A case study using the OIE‐WAHIS data on tularemia. Zoonoses and Public Health.
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