Métrite contagieuse équine

La métrite contagieuse équine est une maladie inflammatoire de l’appareil reproducteur proximal et distal de la jument, due à la bactérie Taylorella equigenitalis et se traduisant généralement par une infertilité temporaire. Il s’agit d’une infection non systémique dont les effets se limitent à l’appareil reproducteur de l’animal. S’il y a une expression clinique, elle se manifestera par une endométrite, une cervicite ou une vaginite plus ou moins sévère, avec des pertes vaginales mucopurulentes variant de faibles à abondantes. La guérison se déroule bien, mais un portage prolongé – asymptomatique ou symptomatique – se met en place chez un certain pourcentage de juments infectées. C’est le contact vénérien direct (monte naturelle) qui présente le plus haut risque de transmission de T. equigenitalis, à partir d’un étalon contaminé ou d’une jument infectée. Une transmission vénérienne directe peut également se produire lors d’une insémination artificielle utilisant de la semence fraiche ou de la semence réfrigérée, voire potentiellement de la semence congelée. De façon indirecte, l’infection peut être contractée par transmission mécanique ou contamination manuelle en raison d’un défaut d’application des mesures de biosécurité lors de la saillie ou dans les centres de sélection. Les étalons peuvent devenir des porteurs asymptomatiques de T. equigenitalis. La bactérie va coloniser principalement les membranes urogénitales (fosse urétrale, sinus urétral, partie terminale de l’urètre, fourreau). Les sites de persistance de T. equigenitalis sont la fosse et les sinus clitoridiens chez la majorité des juments porteuses, mais il arrive que ce soit l’utérus. Les poulains nés de juments porteuses de la bactérie sont susceptibles de devenir porteurs à leur tour. Le microorganisme peut infecter des équidés autres que le cheval, par ex. l’âne. Il n’existe pas encore de vaccin efficace disponible. Taylorella equigenitalis ne semble présenter aucun risque infectieux pour l’humain.