L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA, fondée en tant qu’OIE) développe des normes internationales relatives à la santé et au bien-être animal ainsi qu’à la santé publique vétérinaire à des fins d’utilisation dans les politiques et programmes nationaux de ses Membres.
Rassemblées dans les Codes et Manuels terrestres et aquatiques, ces Normes formulent des recommandations afin de permettre aux Pays Membres d’améliorer la santé et le bien-être animal sur leurs territoires et d’élaborer des réponses communes aux crises et aux risques sanitaires mondiaux.
Dans le contexte de la mondialisation où l’animal et l’humain entretiennent des liens étroits, il est essentiel de s’accorder sur des règles communes dans les pays et les régions concernés afin d’éviter la propagation d’une maladie, de préserver la santé humaine et la santé animale, de faciliter la sécurité du commerce et de promouvoir un développement durable.
L’écriture de ces Normes internationales dépend d’un vaste réseau d’experts qui remplissent cette tâche sous la supervision continue de Commissions spécialisées, composées de spécialistes de renommée internationale élus par les Pays Membres. Les Commissions spécialisées jouent également un rôle clé dans la supervision du processus de reconnaissance des statuts sanitaires officiels et formulent des avis sur des questions pertinentes au regard de leur mandat.
Chaque Commission spécialisée se réunit deux fois par an (en septembre et en février) afin d’aborder des questions scientifiques et techniques soulevées par les Membres, les experts et les partenaires, et d’échanger autour des défis sanitaires du moment.
Bien que ces réunions ne soient ouvertes qu’à ces experts, les Commissions spécialisées font partie des organes importants d’interaction avec les Membres. L’OMSA s’engage donc à garantir une communication transparente tout au long du processus. Les conclusions issues des délibérations des Commissions spécialisées, ainsi que les rapports d’experts afférents sont en consultation libre sur le site internet de l’Organisation.
Regardez ces interviews (en anglais) pour en savoir plus au sujet des discussions qui ont eu lieu en septembre lors des réunions des quatre Commissions spécialisées.
Paris, 27 mai 2021 – La Namibie et les Philippines sont les deux premiers pays dont les programmes officiels de contrôle de la rage transmise par les chiens sont validés par l’OIE. C’est la première fois, que les Membres de l’OIE pouvaient demander une telle approbation auprès de l’Assemblée mondiale de l’Organisation. Il s’agit d’une avancée majeure dans la lutte contre cette maladie qui continue de tuer près de
59 000 personnes par an. La Namibie et les Philippines ont démontré que leurs programmes officiels de contrôle étaient conformes aux Normes internationales de l’OIE. Ce faisant, ces pays pourront demander le soutien de leurs gouvernements afin de prévenir et contrôler progressivement la maladie. L’objectif poursuivi est d’éradiquer enfin la maladie, d’autodéclarer son absence de leurs territoires, et ainsi de contribuer à l’objectif mondial « Zéro d’ici à 2030 » en éliminant les décès humains causés par la rage transmise par les chiens.
Les Membres peuvent, sur une base volontaire, soumettre leurs programmes officiels de contrôle à l’examen de l’OIE pour quatre maladies. Ils peuvent aussi déposer un dossier de candidature pour la reconnaissance officielle de leur statut sanitaire pour six maladies prioritaires. Les candidatures sont examinées au fil d’une procédure détaillée qui permet d’évaluer les mesures sanitaires en place et la conformité des activités des Membres avec les Normes internationales de l’OIE. Dans certains cas, des missions sur le terrain sont organisées dans les pays concernés. Le contexte actuel lié à la pandémie de COVID-19 nous a incités à nous adapter pour garantir la continuité de l’examen des candidatures, notamment en recourant à des entretiens à distance. La reconnaissance des statuts officiels des maladies joue un rôle clé dans l’économie de l’élevage dans la mesure où elle facilite les échanges commerciaux régionaux et internationaux d’animaux vivants et de produits d’origine animale, en particulier dans le cadre des négociations relevant de l’Accord SPS de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).

EN SAVOIR PLUS
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Statuts officiels de maladies
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Le Plan stratégique mondial pour en finir avec les décès causés par la rage transmise par les chiens
