L’OMSA organisera trois webinaires sur les lignes directrices de l’OMSA à l’intention des agents communautaires de santé animale.

L’Organisation mondiale de la santé animale a le plaisir de présenter les lignes directrices de l’OMSA sur les compétences et pour les cursus de formation des agents communautaires de santé animale (ACSA). Ces lignes directrices permettront d’améliorer les compétences et l’efficacité des ACSA ainsi que leur bonne intégration au sein du personnel vétérinaire. Cette initiative vise à renforcer les services vétérinaires, en particulier dans les zones rurales et mal desservies, en veillant à ce que les ACSA soient bien équipés pour fournir des soins de santé animale essentiels. 

Avec cette nouvelle initiative, l’OMSA et ses partenaires, Vétérinaires sans Frontières International et The Ohio State University, préparent de nombreuses autres nouveautés.  

Pour diffuser ces mises à jour à l’échelle mondiale, les webinaires de lancement sont proposés en anglais, en espagnol et en français:

Agenda

Nous présenterons les résultats d’une approche collaborative que nous avons eue avec Vétérinaires Sans Frontières International (VSF-Int) dans le cadre du projet
« Renforcer l’environnement favorable aux agents communautaires de santé animale (ACSA) par l’élaboration de lignes directrices sur les compétences et les programmes d’études », financé par l’USAID.

  • Introduction et contexte du projet CAHWs : Découvrez la toute dernière initiative de l’OMSA et la manière dont elle complète les lignes directrices existantes pour les vétérinaires et les paraprofessionnels vétérinaires.
  • Présentation officielle des lignes directrices CAHWs : Découvrez les lignes directrices de l’OMSA, comment les utiliser et leur impact sur les performances globales du personnel vétérinaire dans le monde entier.
  • Q & R avec les intervenants et posez des questions sur ce projet.

Si la plupart des gens connaissent le travail des vétérinaires, ils sont moins nombreux à connaître les vaccinateurs, les laborantins ou les inspecteurs de viandes qui forment le personnel des paraprofessionnels vétérinaires dans de nombreux pays. Dans les zones rurales où les vétérinaires font défaut et où les populations n’ont pas toujours les moyens de s’offrir leurs services, les paraprofessionnels vétérinaires sont essentiels pour préserver la santé des animaux, informer les populations sur les bonnes pratiques et détecter les maladies animales susceptibles de donner lieu à des épidémies. Pour soutenir le développement de leurs capacités et du personnel des paraprofessionnels vétérinaires en général, l’OMSA a entrepris de multiples missions pour faire progresser leurs formations dans divers pays en 2022, dans le cadre d’un projet pilote pour les nouvelles « Activités de soutien ciblé » du Processus PVS.

Aligner les formations des paraprofessionnels vétérinaires aux normes de l’OMSA

Des activités de soutien au cursus de formation des paraprofessionnels vétérinaires ont eu lieu au Togo de novembre 2021 à mars 2022, permettant aux deux établissements d’enseignement nationaux participants d’évaluer leurs propres cursus à l’aune des lignes directrices de l’OMSA en matière de cursus de formation et de compétences.

« L’analyse de nos programmes de formation a montré des divergences avec les lignes directrices de l’OMSA. Nous avons travaillé en groupes avec l’outil Curricula Alignement Matrix (CAM) de l’OMSA pour améliorer notre programme académique actuel afin qu’il corresponde aux recommandations de l’Organisation », explique le Dr Soedji, directeur général de l’Institut national de formation agricole (INFA) du Togo. « Notre programme était organisé par thème, mais après l’évaluation, nous avons décidé de nous concentrer sur les objectifs d’apprentissage pour les paraprofessionnels vétérinaires », explique-t-il.

D’autres questions ont été soulevées, notamment celle de l’étendue du travail des paraprofessionnels vétérinaires : « Certains ne sont pas pleinement conscients de l’étendue de leurs tâches et effectuent des actes médicaux qu’ils ne sont pas censés faire », souligne-t-il. Le soutien de l’OMSA a permis de renforcer les liens entre les vétérinaires du secteur privé et ceux du secteur public grâce à l’harmonisation des cursus de formation à destination des paraprofessionnels vétérinaires.

« La formation a modifié la manière dont nous travaillons »

M. Sanita Lare, paraprofessionnel vétérinaire au Togo et bénéficiaire du cursus de formation continue en 2022

Déployer l’outil d’évaluation des formations pour atteindre de nouveaux bénéficiaires

À la suite du succès de l’évaluation pilote du cursus de formation au Togo, une mission similaire a été mise en place en Géorgie en septembre 2022. Pour la responsable de la qualité au collège Amagi de Gori, Nino Dvali, cette évaluation – la première du genre en Europe – a permis à l’équipe géorgienne de poser un diagnostic sur son cursus de formation : « Nous avons identifié de nombreuses lacunes dans nos programmes. Par exemple, nous n’avons prévu que quelques heures de formation en laboratoire pour les étudiants et nous avons besoin de nouveaux équipements. L’équipe de l’OMSA nous a aidé à formuler des recommandations pour notre gouvernement, car nous ne pouvons pas changer les programmes nous-mêmes », dit-elle. Une lacune a également été relevée dans l’étude de certaines maladies animales : « Les experts ont souligné que notre cursus de formation ne couvrait que les maladies des vaches, des chiens et des chats, et qu’il y avait une lacune importante concernant les maladies des poissons », remarque Mme Dvali.

La phase de mise en œuvre de la mission est très attendue par Mme Dvali et son équipe, car la formation de paraprofessionnels vétérinaires est une question cruciale en Géorgie, où l’âge moyen des vétérinaires est supérieur à 60 ans et où une pénurie de professionnels qualifiés se profile.

veterinary paraprofessionals
Dans les zones rurales de tous les continents, les vétérinaires font défaut et les paraprofessionnels vétérinaires sont la seule solution pour permettre aux agriculteurs et aux populations rurales d’accéder aux services de santé animale. En 2022, l’OMSA a soutenu des paraprofessionnels vétérinaires du Togo, de la Géorgie ainsi que d’autres Membres par le biais de formations.

Constater les avantages d’une meilleure formation sur le terrain

M. Sanita Lare, paraprofessionnel vétérinaire travaillant au Togo, a également bénéficié des programmes de formation de l’OMSA en 2022. Lui et les autres participants ont reçu une formation continue axée sur la pratique et le perfectionnement de compétences allant de la contention des animaux au prélèvement d’échantillons sanguins dans la queue et les veines jugulaires. « Nous essayons de mettre en œuvre ce que nous avons appris, comme se laver les mains et changer de vêtements et de bottes entre deux inspections. La formation a modifié la manière dont nous travaillons », déclare-t-il.

Assistant du vétérinaire régional, M. Lare est très conscient des difficultés locales : « L’automédication, la pénurie de vaccins et la réticence à vacciner sont des problèmes majeurs que nous rencontrons sur le terrain », explique-t-il. En communiquant avec les communautés rurales et les autorités chargées de la santé animale, les paraprofessionnels vétérinaires jouent un rôle majeur dans le maintien de la santé animale et la prévention de la propagation des maladies : « Nous sommes par exemple en mesure de lancer des enquêtes si la mortalité d’une espèce est plus élevée que d’habitude », explique-t-il. La formation adéquate de ce personnel essentiel pourrait bien être l’élément clé de la prévention de la prochaine crise sanitaire mondiale, d’autant plus que 75 % des maladies émergentes affectant les humains trouvent leur origine chez les animaux.

Soutenir la formation vétérinaire : nos outils ciblés

Outre l’habilitation des paraprofessionnels vétérinaires par la formation, l’OMSA a mis au point une série d’outils pour aider ses Membres à combler les lacunes de l’enseignement vétérinaire identifiées dans les rapports d’évaluation PVS. Il s’agit notamment de lignes directrices pour la formation de base, de recommandations sur les compétences des vétérinaires en fin d’études et d’un guide sur les projets de jumelage dans le domaine de l’enseignement.

16 août 2022 : les scientifiques du laboratoire ADAFSA, le Centre collaborateur de l’OMSA pour les systèmes de gestion de la qualité aux Émirats Arabes Unis (EAU), se sont réunis pour la toute première fois avec des experts indépendants après avoir eu de premiers entretiens à distance. L’objectif : évaluer la capacité de leur réseau national de laboratoires vétérinaires. Cette mission « Laboratoires durables » – une option proposée dans le cadre du Processus « Performance des services vétérinaires » (PVS) de l’OMSA – est devenue une activité hybride, à la fois virtuelle et en présentiel, afin de répondre aux besoins urgents en matière de développement des capacités à la suite de la pandémie.

« La mission hybride PVS nous a permis de nous pencher en profondeur sur nos fonctions »

Préparant le terrain pour les réunions physiques de 2022, la première série de consultations entre les membres des laboratoires et les experts a permis de lancer un processus de collecte de données dès le mois d’avril. Ce calendrier plus large que celui des missions PVS traditionnelles a permis de garantir la disponibilité maximale de tous les participants et a constitué un facteur essentiel dans la réussite de la mission.

« Le format hybride a permis d’évaluer l’efficacité et la durabilité de notre système de laboratoire et d’obtenir davantage d’informations, de connaissances et de commentaires de la part des experts », déclare la Dre Asma Mohammed, directrice des laboratoires vétérinaires de l’ADAFSA. « C’était le meilleur moyen de faire participer notre équipe de laboratoire sans affecter notre charge de travail ».

L’outil de collecte de données fourni par l’OMSA a permis aux participants de visualiser et d’évaluer immédiatement leurs propres données. Il leur a donné l’occasion de « se pencher en profondeur sur [leurs] fonctions », ce qui a rendu les phases ultérieures d’évaluation et de recommandation plus pertinentes.


Donner aux Membres des informations exploitables pour améliorer la santé animale

Avec le soutien des experts PVS de l’OMSA, tant au niveau virtuel que physique, les participants des Émirats Arabes Unis ont fait des progrès significatifs en capitalisant sur leur expertise unique en matière de maladies des dromadaires, telles que le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), la peste des petits ruminants (PPR) et la brucellose. Consciente de l’importance scientifique d’un diagnostic fiable de ces maladies et de son potentiel commercial à l’échelle mondiale, l’équipe de la Dre Mohammed a désormais pour objectif de devenir un fournisseur certifié de programmes d’essais d’aptitude. « L’objectif est d’améliorer les systèmes de santé des dromadaires en mettant en œuvre les normes internationales de l’OMSA, et de communiquer et de diffuser ces normes au-delà de nos frontières », explique la Dre Mohammed.

Les participants ont également lancé un partenariat avec des établissements universitaires nationaux pour lancer des kits d’histopathologie destinés à la formation. Grâce aux échantillons collectés depuis plus de vingt ans lors d’analyses post-mortem de dromadaires, les participants ont pu combler le manque de lames histopathologiques disponibles dans le commerce pour les maladies des dromadaires, et fournir aux étudiants universitaires ce matériel de formation spécifique. Les experts PVS ont lancé l’idée de créer des kits numériques qui seront distribués au niveau mondial, offrant ainsi un outil de formation de pointe aux universités du monde entier et un investissement financier pour les laboratoires ADAFSA. « Cette initiative contribue à la santé animale, à la qualité des tests, à l’amélioration du niveau de compétence humaine et technique et constitue un domaine d’investissement », déclare la Dre Mohammed.

Renforcement des capacités au niveau régional grâce à une formation hybride

Une approche hybride similaire a été choisie pour la session de formation de 2022 sur la résistance aux antimicrobiens (RAM) organisée dans le cadre du projet Tripartite « Travailler ensemble pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens » (OMSA, Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et Organisation panaméricaine de la santé), financée par l’Union européenne. La formation a été dispensée par l’Institut ANLIS-Malbrán d’Argentine, un centre collaborateur de l’OMS. Les participants de plusieurs pays des Amériques ont abordé les aspects théoriques de la RAM au cours de neuf sessions virtuelles avant de mettre leurs nouvelles capacités à l’épreuve lors d’un atelier pratique intensif de trois jours.

Le partage des connaissances, des procédures et des meilleures pratiques faisait partie intégrante de la formation. Les participants ont également pu collaborer et partager leurs expériences pendant la phase de l’atelier qui s’est déroulée sur place. Ils ont salué les échanges et la connectivité que cet atelier a permis d’établir au-delà des frontières nationales, à l’échelle régionale.

Former le personnel vétérinaire au-delà des frontières

Parce que la formation continue et flexible du personnel vétérinaire constitue un élément essentiel dans l’amélioration de la santé animale au niveau mondial, l’OMSA compte poursuivre des missions PVS hybrides à l’avenir. En parallèle, elle continue de proposer des activités de renforcement des capacités de qualité à tous ses Membres : en 2022, son portail de formation en ligne a de nouveau offert gratuitement des ressources, des activités et des échanges aux acteurs de la santé animale dans le monde entier. En outre, plus de 25 nouveaux modules sont actuellement en cours de préparation, couvrant des domaines tels que la gestion des urgences, les échanges commerciaux et la surveillance de la faune sauvage, ainsi que le leadership dans les Services vétérinaires. Certains d’entre eux feront partie du catalogue de formation en ligne de l’organisation en 2023.