L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) suit de près les signalements de cas de hantavirus en collaboration avec l’OMS et d’autres partenaires afin de soutenir une réponse coordonnée et fondée sur des preuves scientifiques. Elle salue également les efforts actifs de l’OMS dans la conduite de la réponse de santé publique à cet incident. 

Le hantavirus est une maladie zoonotique, ce qui signifie qu’elle provient des animaux — principalement des rongeurs — avant de se transmettre aux populations humaines. Une lutte efficace contre les rongeurs, fondée sur une gestion écologique intégrée, demeure la principale mesure pour réduire le risque d’infection humaine, parallèlement à la sensibilisation du public et à la communication sur les risques. 

La situation actuelle rappelle l’importance d’une surveillance continue et d’une détection précoce, en particulier à l’interface entre les animaux, les humains et l’environnement. Renforcer notre capacité à détecter et surveiller les maladies dans les populations animales constitue un élément fondamental de la prévention. 

Comme le souligne le rapport 2026 sur la Situation mondiale de la santé animale, qui sera publié le 13 mai 2026, environ 75 % des maladies infectieuses émergentes chez l’humain proviennent des animaux.

Les systèmes favorisant la détection précoce et le partage d’informations entre les secteurs restent parmi les outils les plus efficaces pour atténuer les risques pour la santé humaine, animale et environnementale.

Bien que les risques zoonotiques puissent susciter spéculations et inquiétudes, l’OMSA souligne l’importance de s’appuyer sur des données scientifiques claires et des preuves solides lors de la diffusion et de la consommation d’informations.

L’Organisation mondiale de la santé animale encourage ses 183 Membres à poursuivre le renforcement de ces efforts et à investir dans une approche intégrée
« Une seule santé », favorisant la collaboration entre les secteurs à l’interface animal-humain-environnement, afin de soutenir la détection précoce et de permettre une action coordonnée face aux risques de maladies zoonotiques.

Parce que la santé animale est aussi notre santé. C’est la santé de tous.

La fièvre aphteuse (FA) continue de représenter une menace grave et évolutive pour la santé animale, la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et le commerce international. La FA (sérotype SAT 1) s’est propagée au-delà de son aire historique africaine, provoquant des foyers dans des pays auparavant indemnes, notamment en Afrique australe, en Asie, en Europe et au Moyen-Orient. Le caractère dynamique de cette situation épidémiologique souligne la nécessité d’une vigilance mondiale soutenue et de mesures adaptées. 

La notification transparente, rapide et précise des foyers de FA est essentielle pour préserver la santé animale à l’échelle mondiale. Une notification précoce via les systèmes de l’OMSA permet une évaluation rapide des risques et des réponses coordonnées, renforce la confiance entre partenaires commerciaux et facilite la mobilisation en temps opportun d’un appui technique. Des systèmes solides d’alerte précoce et de surveillance, un suivi continu des risques ainsi que des approches fondées sur la science et sur l’évaluation des risques sont tout aussi essentiels afin d’anticiper les menaces émergentes avant qu’elles ne s’aggravent. 

L’OMSA réaffirme son engagement à soutenir ses Membres dans le renforcement de la préparation, de la surveillance et du contrôle, ainsi qu’à faciliter la coordination avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et d’autres partenaires dans le cadre du GF-TADs. Le maintien de la vigilance et de la transparence est une responsabilité partagée, essentielle pour réduire l’impact de la FA et protéger la santé animale, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire dans le monde entier. 

Appel à l’action à l’intention des Membres de l’OMSA

L’OMSA rappelle aux Membres leur engagement et leur obligation d’assurer la notification rapide et transparente des cas confirmés de FA par l’intermédiaire du Système mondial d’information zoosanitaire (WAHIS), y compris les informations sur le sérotype et la souche lorsque celles-ci sont disponibles. 

À la lumière de l’évolution de la situation épidémiologique associée au virus de la FA de sérotype SAT 1, l’OMSA recommande aux Membres de : 

  • Mettre à jour les évaluations des risques nationaux et régionaux liés à la FA, en tenant compte de l’évolution de la répartition du SAT 1, des mouvements d’animaux et des voies commerciales, et adopter des mesures proportionnées d’atténuation des risques fondées sur la science, conformément au Code terrestre. 
  • Renforcer la surveillance clinique et les capacités diagnostiques, en particulier dans les zones présentant un risque plus élevé d’introduction du virus, afin d’assurer une détection précoce et une réponse rapide. 
  • Réaliser régulièrement la caractérisation du virus et son génotypage dans les zones touchées afin de suivre son évolution, de détecter précocement l’introduction du sérotype SAT1 et de soutenir une prise de décision fondée sur des données probantes. 
  • Examiner et, le cas échéant, ajuster les stratégies vaccinales et la composition antigénique afin de garantir une efficacité continue contre les souches en circulation et contrôler la qualité des vaccins. 
  • Renforcer la préparation et la planification des mesures d’urgence, notamment par la collaboration avec les autres autorités nationales impliquées dans la réponse aux urgences et la réalisation régulière d’exercices de simulation pour garantir une mise en œuvre efficace des mesures. 
  • Coordonner avec les Membres voisins et les réseaux régionaux afin de soutenir une réponse rapide et proportionnée. 

L’OMSA souligne que son réseau de laboratoires de référence pour la FA est disponible pour fournir un appui technique aux Membres, notamment pour la confirmation diagnostique, la caractérisation du virus, la correspondance antigénique et des conseils scientifiques afin d’orienter les stratégies de surveillance, de contrôle et de vaccination. 

L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) réitère, avec un sentiment d’urgence renouvelé, que si le transport des animaux — par voie terrestre, maritime ou aérienne — peut être essentiel pour le commerce mondial, la production alimentaire, la recherche et d’autres activités, il est indispensable de garantir la mise en œuvre rigoureuse des normes de bien-être tout au long du processus de transport afin de protéger la santé et le bien-être des animaux. 

Le transport sur de longues distances peut représenter des risques sérieux en raison de certificats sanitaires manquants ou incomplets, de règles douanières peu claires, de différends commerciaux et de problèmes imprévus. Ces difficultés doivent être anticipées et gérées avec soin dès le départ afin de préserver le bien-être animal. 

Le bien-être animal durant le transport est essentiel. Il permet de maintenir les animaux en bonne santé et en sécurité. Toutes les parties concernées — propriétaires d’animaux, opérateurs, transporteurs, autorités gouvernementales et Services vétérinaires — partagent cette responsabilité. L’OMSA met à jour ses normes afin de répondre à la complexité croissante des défis actuels liés au transport. 

Afin de garantir que les animaux soient correctement pris en charge à chaque étape — à commencer par la certification — les points suivants sont essentiels : 

  • Respecter les normes de l’OMSA : Le Code sanitaire pour les animaux terrestres fournit des règles claires, fondées sur la science, pour tous les modes de transport. Ces règles doivent être soutenues par des cadres juridiques solides et faire l’objet d’une application effective. 
  • Clarification des responsabilités : Chaque acteur du processus de transport doit comprendre et assumer son rôle, avec des transmissions claires entre chaque étape. 
  • Formation et renforcement des capacités : Des Services vétérinaires et des personnels bien formés sont indispensables pour garantir le respect des normes. 
  • Infrastructures et technologies : Les équipements de transport et les systèmes de suivi doivent être modernes et adaptés afin de protéger le bien-être animal tout au long du trajet. 
  • Communication et coordination efficaces : Toutes les parties doivent travailler en étroite collaboration afin de garantir que les animaux arrivent en toute sécurité et dans de bonnes conditions. 
  • Amélioration continue : Les règles doivent être régulièrement mises à jour sur la base des avancées scientifiques, des bonnes pratiques et des besoins du terrain. 

Les événements récents ont démontré à quel point il est crucial de respecter pleinement les normes de l’OMSA. Nous condamnons fermement toute souffrance subie par les animaux durant le transport et appelons l’ensemble des acteurs concernés à respecter les normes de bien-être les plus élevées. La protection du bien-être animal n’est pas facultative : c’est une responsabilité partagée qui requiert une attention urgente. 

L’OMSA a récemment organisé un atelier sur les scénarios couvrant l’ensemble du parcours (« Whole Journey Scenario ») pour le transport d’animaux vivants, accueilli par le Gouvernement de la Jordanie, avec la participation de représentants de l’Afrique, des Amériques, de l’Europe et du Moyen-Orient, au cours duquel ces principes ont été mis en avant. 

Parce que la santé animale est notre santé — c’est la santé de tous. 

Les normes actuelles de l’OMSA relatives au bien-être animal durant le transport peuvent être consultées ici : 

Des événements récents illustrent l’ampleur et la persistance de cette menace. L’Autorité européenne de sécurité des aliments a signalé une activité exceptionnellement élevée de l’IAHP chez les oiseaux sauvages lors de la migration automnale de 2025 en Europe, avec un nombre de détections quadruplant par rapport à 2024 et atteignant les niveaux les plus élevés observés depuis 2016. Parmi les espèces touchées figuraient les grues cendrées (Grus grus), avec plus de 20 000 décès recensés en Allemagne seulement. En Amérique du Nord, le virus demeure largement répandu chez les oiseaux sauvages et est de plus en plus détecté chez un large éventail d’espèces de mammifères. Dans les îles subantarctiques de Géorgie du Sud, de nouvelles infections sont signalées chez les éléphants de mer du Sud (Mirounga leonina), aggravant des pertes atteignant près de 50 % des femelles reproductrices depuis 2023. De même, dans les îles Falkland (Islas Malvinas) voisines, les deux plus grandes colonies mondiales d’albatros à sourcils noirs (Thalassarche melanophris) ont connu des foyers récurrents d’IAHP et une diminution marquée du nombre d’oiseaux nicheurs en 2024 puis à nouveau en 2025. 

Ces épisodes de mortalité ont des conséquences écologiques de grande portée. Le déclin des populations, l’échec de la reproduction et la perturbation des interactions entre espèces peuvent compromettre la stabilité des écosystèmes et la conservation des espèces, avec des impacts potentiellement générationnels. La poursuite des transmissions interespèces vers les mammifères accroît également les préoccupations relevant de l’approche « Une seule santé », avec des implications possibles pour les animaux de compagnie, la production animale et la santé humaine. 

La réduction des impacts futurs et le soutien au rétablissement des populations nécessitent une surveillance élargie et coordonnée de la faune sauvage, une caractérisation génomique rapide des virus, un meilleur partage des données, l’intégration d’actions de conservation plus larges, ainsi que la prise en compte d’autres menaces pesant sur la biodiversité telles que la perte d’habitats, la surpêche, les espèces invasives, la pollution et le changement climatique. 

Des approches innovantes, telles que les solutions fondées sur la nature visant à renforcer la résilience écologique et à maintenir les barrières naturelles limitant le passage des agents pathogènes, devraient être activement explorées. Parmi ces solutions figurent notamment le soutien aux populations naturelles de charognards afin d’améliorer l’élimination biologique des carcasses infectées, la restauration et la protection des zones humides et des habitats côtiers pour réduire la concentration des oiseaux migrateurs, le maintien de paysages hétérogènes entre eaux douces et zones côtières favorisant la dispersion des densités d’alimentation et de repos, ainsi que la réduction des points de rassemblement artificiels pouvant servir de foyers viraux. 

L’IAHP est devenue un défi mondial pour la conservation de la biodiversité et pour l’approche « Une seule santé », nécessitant une collaboration intersectorielle urgente et durable afin de limiter les dommages écologiques en cours. L’ampleur de cette perte de biodiversité entraînera des perturbations écologiques profondes et imprévisibles, notamment la perte de services écosystémiques et la désorganisation des réseaux trophiques. 

Les autorités vétérinaires et les professionnels de la santé de la faune sauvage jouent un rôle essentiel dans l’élaboration de stratégies et la coordination de plans de contrôle de l’IAHP, en mettant l’accent sur la biosécurité et la biosurveillance impliquant à la fois les animaux sauvages et domestiques, ainsi que sur le partage rapide et à jour des informations relatives aux événements d’IAHP.

16 octobre 2025

L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) reconnaît l’augmentation récente des cas humains et animaux de fièvre de la Vallée du Rift (FVR) au Sénégal et en Mauritanie, qui a entraîné plusieurs décès humains. Ces flambées semblent être liées à de fortes pluies et à des inondations survenues les mois précédents, qui ont créé des conditions favorables à la transmission de la maladie. Étant donné que la FVR est une maladie animale transfrontalière, la coopération régionale sera essentielle pour évaluer et gérer le risque que représentent ces foyers.

La FVR est une zoonose virale à transmission vectorielle qui touche principalement le bétail, comme les buffles, les chameaux, les bovins, les chèvres et les moutons, mais peut également infecter les humains et la faune sauvage. La maladie peut provoquer des maladies graves tant chez les animaux que chez les humains et entraîner des pertes économiques importantes en raison des décès de bétail et des avortements. Les infections humaines surviennent généralement lorsque la maladie est largement répandue chez les animaux, généralement par contact direct ou indirect avec des tissus animaux infectés.

Les Services vétérinaires des pays concernés évaluent activement l’ampleur des flambées et mettent en œuvre des mesures pour en limiter la propagation et en réduire l’impact. Une coopération étroite avec les autorités de santé publique est essentielle pour assurer la détection précoce, fournir des traitements et, lorsque cela est possible, prévenir d’autres infections humaines.

Les épidémies de FVR surviennent périodiquement et sont fortement influencées par des facteurs climatiques et environnementaux – tels que les pluies et les inondations – qui affectent les populations de moustiques, ainsi que l’immunité des espèces animales sensibles.

Coordonner une réponse mondiale

La combinaison des données satellites et des données recueillies sur le terrain constitue une approche importante pour améliorer les systèmes d’alerte précoce et se préparer aux flambées de FVR. L’alerte précoce doit être liée à l’action et communiquée à tous les secteurs concernés.

En 2022, l’OMSA, en partenariat avec son Centre collaborateur pour l’épidémiologie, la modélisation et la surveillance (IZS-Teramo, Italie), a lancé PROVNA, une initiative qui utilise une surveillance basée sur les risques pour prédire les flambées de maladies à transmission par les moustiques, comme la FVR, en Afrique du Nord à travers une approche d’éco-régionalisation.

L’alerte précoce est essentielle, car la meilleure méthode pour prévenir la FVR chez les humains et les animaux consiste à vacciner les animaux à risque avant que des flambées ne se produisent.

L’OMSA travaille en étroite collaboration avec sa Représentation régionale pour l’Afrique, les Délégués nationaux en Mauritanie et au Sénégal, ses Centres collaborateurs, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour surveiller la situation. L’OMSA est prête à fournir un soutien supplémentaire si nécessaire.

La FVR est une maladie prioritaire du Cadre mondial pour la maîtrise progressive des maladies animales transfrontalières (GF-TADs) en Afrique: Rift Valley Fever – WOAH – Africa.

L’OMSA exhorte ses Membres à : 

  • Évaluer : 
    • La possible répartition de l’infection chez les animaux, y compris la faune sauvage 
    • La densité des vecteurs et son évolution probable 
    • Le risque de propagation de la maladie à travers les mouvements formels ou informels d’animaux et de produits animaux
  • Collaborer : 
    • Appliquer une approche « Une seule santé », qui intègre la santé animale, humaine et environnementale, pour prévenir et contrôler les flambées de FVR 
    • Travailler en étroite collaboration avec les pays voisins et les partenaires régionaux pour gérer ce risque partagé
  • Protéger les communautés, en fournissant des informations et des conseils en temps utile aux populations exposées à une transmission directe depuis les animaux et leurs produits, comme les éleveurs, les bergers et les travailleurs des abattoirs, sur :
    • Les mesures de protection personnelle et de prévention 
    • La manipulation sécurisée des animaux 
    • La consommation de lait pasteurisé et de viande bien cuite 
    • Le signalement rapide des décès ou avortements d’animaux
  • Rester vigilant : 
    • Surveiller la situation et sensibiliser les éleveurs, les professionnels vétérinaires et les agents de santé publiqu
    • Mettre en œuvre une surveillance pour la détection précoce de la FVR et signaler rapidement les cas animaux via le Système mondial d’information zoosanitaire (WAHIS) de l’OMSA
  • Être prêt : 
    • Réviser et mettre à jour les plans d’urgence pour assurer une capacité de réponse rapide
    • Veiller à ce que des ressources suffisantes soient disponibles pour la mise en œuvre des plans
  • Renforcer les capacités de diagnostic et de laboratoire : 
    • Veiller à ce que les laboratoires soient bien équipés, formés et soutenus pour confirmer les infections à FVR chez les animaux et les vecteurs
    • Partager rapidement les données avec les autorités nationales et régionales
  • Prendre les mesures nécessaires fondées sur la science pour limiter l’impact, et en particulier : 
    • Garantir un commerce sûr et une surveillance efficace conformément au chapitre 8.16 du Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OMSA
    • Préparer et mettre en œuvre des stratégies de vaccination conformément au chapitre 4.18 du Code, en restant vigilant quant au risque lié à la vaccination d’animaux infectés
    • Réduire les sites de reproduction des moustiques près des habitations et des exploitations agricoles, dans la mesure du possible, et utiliser les répulsifs et les insecticides avec discernement afin d’éviter la résistance et les impacts environnementaux

Des informations techniques supplémentaires sur la fièvre de la Vallée du Rift et les mesures de contrôle sont disponibles sur les sites web de l’OMSA, de la FAO et de l’OMS. 


La peste des petits ruminants (PPR) est une maladie dévastatrice qui entraîne des pertes économiques et animales importantes. Avec des taux de morbidité et de mortalité pouvant atteindre 100 % dans les populations immunologiquement naïves, cette maladie virale hautement contagieuse constitue une menace sérieuse pour les moutons, les chèvres et certaines espèces de ruminants sauvages. 

Outre les impacts sur la santé animale, les pertes économiques liées à la PPR s’élèvent à 2,1 milliards de dollars américains chaque année. Depuis son identification en 1942, la PPR s’est propagée dans plus de 70 pays en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et en Europe de l’Est. Son enracinement dans de nombreuses régions constitue une menace grave pour les moyens de subsistance et les économies précaires. La maladie compromet les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la nutrition, en particulier dans les régions où plus de 330 millions de personnes, principalement des petits exploitants agricoles et des communautés tributaires d’une économie de subsistance, dépendent des petits ruminants. 

Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour atteindre les objectifs d’éradication 

L’éradication de la peste bovine en 2011, a démontré la puissance de la collaboration et des efforts collectifs pour protéger la santé animale et les sources de revenus humains : la communauté vétérinaire internationale a donc désigné la PPR comme prochaine maladie prioritaire à éradiquer, au même titre que la rage transmise par les chiens. Ainsi, en 2015, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) ont lancé la Stratégie mondiale pour le contrôle et l’éradication de la PPR (la Stratégie), avec pour objectif ambitieux d’éliminer la maladie d’ici à 2030. 

Au cours des 10 années qui ont suivi le lancement de cette stratégie, des progrès notables ont été réalisés. Parmi les initiatives figurent la mise en œuvre du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), plusieurs projets soutenus par l’Union européenne, des projets de l’agence américaine DTRA (Defense Threat Reduction Agency), ainsi que le lancement du Programme panafricain pour l’éradication de la PPR et le contrôle d’autres maladies prioritaires des petits ruminants. Malgré tout, il reste encore beaucoup à faire. 

La propagation continuelle de la PPR dans de nouvelles régions et son ancrage dans les zones endémiques, exacerbé par l’accès limité aux services vétérinaires pour les communautés marginalisées, représentent des freins d’ampleur à son élimination à son élimination. L’éradication de la PPR ne pourra être atteinte sans surmonter ces défis, protéger les moyens d’existence et renforcer la sécurité alimentaire des populations les plus vulnérables au monde. Un effort international soutenu et coordonné est indispensable pour assurer le succès de la Stratégie et renforcer la résilience des communautés dépendantes des petits ruminants. 

Un engagement en faveur de la collaboration mondiale 

Les petits ruminants représentent souvent le bien le plus précieux — et parfois le seul — dont disposent certaines populations vulnérables pour survivre. L’éradication de la PPR ouvrirait des opportunités économiques tant au niveau national qu’international, contribuant à la croissance et à la stabilité. Les moutons et les chèvres jouent un rôle fondamental dans la vie des agriculteurs, notamment des femmes et des jeunes populations, souvent sous-représentés dans les sphères publiques et décisionnelles. 

Depuis le lancement de la stratégie PPR GCES, il est devenu évident que l’apparition de foyers peut être contenue et que l’immunité collective peut être progressivement atteinte grâce à la mise en place de mécanismes de financement nationaux pour les activités majeures de prévention des maladies animales, l’adoption de politiques et réglementations favorables, l’investissement dans la production de vaccins contre la PPR et les outils de diagnostic, ainsi que la sensibilisation et la formation aux technologies de prévention et de contrôle. 

Les efforts d’éradication pourraient être couronnés de succès à condition de s’appuyer sur une stratégie bien conçue et coordonnée, soutenue par une infrastructure solide et des investissements en termes de personnel vétérinaire. Ces efforts doivent être considérés comme un bien public international, soutenus par un engagement politique fort et une mobilisation des ressources. La FAO et l’OMSA invitent leurs Membres à rester mobilisés et à investir dans des approches transversales renforçant les compétences des Services vétérinaires et des pays à contrôler et éradiquer la PPR ainsi que d’autres maladies animales. Ensemble, nous pouvons protéger les filières d’élevage et préserver les moyens de subsistance de ceux qui en dépendent. 

L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) constate la propagation continue de la myiase due à Cochliomyia hominivorax dans les Amériques. Depuis sa résurgence en Amérique centrale, signalée pour la première fois par le Panama en juin 2023, la maladie a désormais été notifiée au Belize, au Costa Rica, au Salvador, au Guatemala, au Honduras, au Nicaragua et au Mexique, avec plus de 20 000 nouveaux foyers rapportés dans le Système mondial d’information zoosanitaire (WAHIS). 

La prévention et le contrôle de cette maladie parasitaire zoonotique, qui constitue une menace sérieuse pour les animaux, les humains et l’environnement, sont complexes et nécessitent des efforts coordonnés à long terme de la part des pays affectés et à risque. Consciente de ce besoin et saluant le travail en cours des pays et partenaires régionaux, l’OMSA a activé dans les Amériques le mécanisme du Cadre mondial pour le contrôle progressif des maladies animales transfrontières (GF-TADs) au moyen d’un groupe permanent d’experts sur la myiase. Celui-ci facilite le partage d’expériences et de connaissances entre experts, Services vétérinaires, autres autorités nationales et organisations internationales, et formule des recommandations adaptées en matière de prévention et de contrôle. Les partenaires régionaux du GF-TADs œuvrent activement au renforcement des capacités des Membres touchés et à risque, afin de garantir que les Services vétérinaires disposent des moyens nécessaires pour détecter, contenir et répondre rapidement et efficacement aux foyers. 

Le contrôle de la maladie exige des inspections cliniques rigoureuses et systématiques des animaux ainsi qu’un traitement actif des plaies. La promotion, par une communication ciblée, des bonnes pratiques zootechniques à adopter et maintenir par les éleveurs et détenteurs d’animaux est essentielle, de même que la certification vétérinaire et la quarantaine des animaux destinés à être déplacés entre pays ou entre régions, en particulier depuis les zones affectées. Les mesures préventives incluent l’application, par pulvérisation ou immersion, d’insecticides sélectionnés conformément aux réglementations nationales. 

À ce jour, aucun vaccin ni produit biologique n’est disponible pour le contrôle de la myiase à Cochliomyia hominivorax. Les programmes d’éradication basés sur la technique de l’insecte stérile (TIS), utilisant des mâles stérilisés, ont été mis en œuvre et se sont révélés efficaces par le passé.

La propagation de cette maladie, son impact sur les animaux domestiques et sauvages ainsi que sur les humains, et les considérations environnementales significatives qui en découlent, soulignent l’importance d’adopter une approche « Une seule santé » au niveau national. Cela implique une collaboration étroite entre les services de santé publique et vétérinaires, ainsi qu’avec les autorités chargées de l’environnement et du contrôle aux frontières.

Une telle collaboration permet de détecter l’introduction de la maladie par des mouvements illégaux d’animaux et de garantir que les personnes affectées bénéficient de soins médicaux appropriés. Les implications zoonotiques sont importantes, car les humains – en particulier les jeunes, les personnes âgées ou fragiles – peuvent être infestés, avec des conséquences graves, parfois mortelles. Une notification rapide, précise et complète des cas de cette maladie inscrite sur la liste de l’OMSA permet de soutenir la prise de décision par les Membres affectés et à risque. 

La maladie peut également toucher un large éventail d’espèces de la faune à sang chaud, y compris les oiseaux. Une notification récente (29 avril 2025) concernant un rapace au Mexique illustre la nécessité d’intégrer cette maladie dans la conception des programmes de surveillance des animaux terrestres, domestiques et sauvages. 

L’OMSA rappelle à ses Membres les dispositions pertinentes du Code sanitaire pour les animaux terrestres, chapitre 8.13, et du Manuel terrestre, chapitre 3.1.14, qui fournissent des orientations aux pays dans l’élaboration de leurs exigences à l’importation et dans la mise en place de leurs programmes de surveillance, de prévention et de contrôle. Le Laboratoire de référence de l’OMSA pour la myiase à Cochliomyia hominivorax au COPEG (Panama) peut fournir une assistance technique supplémentaire. 

L’OMSA exhorte l’ensemble des parties prenantes – en particulier celles des secteurs de la santé animale, de l’agriculture, de l’environnement et de la santé publique – à renforcer les capacités de surveillance et de diagnostic, à garantir une notification transparente et rapide des cas via WAHIS, et à promouvoir la collaboration intersectorielle et transfrontalière. 

Ensemble, à travers l’approche « Une seule santé », nous pouvons prévenir une propagation accrue et atténuer les impacts considérables de la myiase à Cochliomyia hominivorax sur les animaux, les humains et l’économie. 

La propagation continue de la peste porcine africaine (PPA) représente une préoccupation majeure pour l’industrie porcine à l’échelle mondiale, aucune région n’étant épargnée. Depuis de nombreuses années, l’absence de vaccin ou de traitement efficace rend le contrôle de la maladie particulièrement difficile. La communauté scientifique s’est investie dans le développement d’un vaccin efficace, et les récentes annonces concernant l’approbation ou l’essai de vaccins vivants modifiés dans certains pays suscitent l’espoir de disposer prochainement d’outils efficaces pour contenir l’épidémie actuelle de PPA. De nombreux pays s’intéressent à l’utilisation de ces vaccins comme outil complémentaire pour prévenir et maîtriser la propagation de la PPA sur leur territoire. 

Premières normes adoptées pour les vaccins contre la PPA

Les premières normes pour la production de vaccins sûrs et efficaces contre la peste porcine africaine (PPA) ont été adoptées en mai 2025 par l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OMSA. L’OMSA exhorte les fabricants de vaccins et les Membres à prendre en compte ces normes lors du développement et de l’évaluation des candidats vaccins contre la PPA en vue de leur approbation réglementaire.  

L’OMSA souligne l’importance d’utiliser uniquement des vaccins contre la PPA de haute qualité, conformes aux normes décrites dans le Manuel terrestre, ayant démontré leur efficacité et leur innocuité, et ayant fait l’objet d’une évaluation et d’une approbation réglementaires par l’Autorité nationale de réglementation. 

La vaccination contre la PPA ne doit pas être utilisée comme unique mesure de contrôle 

Quelle que soit l’efficacité du vaccin, les programmes de vaccination doivent être mis en œuvre dans le cadre d’une stratégie complète de prévention et de lutte, incluant d’autres mesures essentielles telles que la surveillance pour une détection précoce, des mesures strictes de biosécurité, des contrôles à l’importation et des restrictions de mouvement. 

La vaccination, si elle est utilisée, doit être réalisée dans le cadre d’un programme de vaccination bien conçu, tenant compte, entre autres, de l’épidémiologie locale de la maladie, des objectifs visés, ainsi que des ressources techniques, financières et humaines disponibles et durables. Ces programmes doivent toujours inclure une surveillance post-vaccination, un suivi, ainsi qu’une stratégie de sortie pour mettre fin à la vaccination, comme le précisent les normes internationales de l’OMSA en matière de vaccination.

Les risques liés à l’utilisation de vaccins de mauvaise qualité ou non conformes

L’utilisation de vaccins non conformes ou de mauvaise qualité peut ne conférer aucune protection contre la PPA et entraîner la diffusion de virus vaccinaux susceptibles de provoquer des formes aiguës ou chroniques de la maladie. De plus, ces virus vaccinaux pourraient également se recombiner avec des souches de terrain, générant ainsi de nouvelles souches échappant à la détection et provoquant des infections aiguës, chroniques et persistantes. 

L’OMSA encourage ses Membres à signaler activement les cas de vaccins de qualité inférieure ne respectant pas les spécifications de qualité après leur approbation réglementaire, conformément à la 6ᵉ recommandation de la Résolution 29 adoptée en mai 2025 par l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OMSA. Ces signalements peuvent être faits via le système mondial d’alerte de l’OMSA pour les produits vétérinaires de qualité inférieure ou falsifiés (projet pilote VSAFE), afin de renforcer la surveillance de la qualité des vaccins et de soutenir leur retrait du marché. 

L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) salue la conclusion historique des négociations de l’Accord sur les Pandémies, une avancée décisive vers le renforcement de l’architecture sanitaire mondiale grâce à la coopération multilatérale. 

Finalisé dans un contexte marqué par des menaces sanitaires persistantes et émergentes telles que la grippe aviaire, le virus mpox ou encore Ebola, cet accord met en lumière le rôle essentiel de la santé animale dans la prévention des pandémies, et souligne l’urgence d’investir dans la prévention à la source. Ce jalon majeur consacre également le plaidoyer de longue date de l’OMSA pour placer l’approche « Une seule santé » au cœur de la gouvernance sanitaire mondiale. L’inclusion de dispositions sur la prévention des maladies zoonotiques et la résistance aux antimicrobiens constitue une avancée clé pour prévenir les pandémies dès leur origine. 

En tant que partenaire clé de la Collaboration quadripartite sur l’approche « Une seule santé », l’OMSA se félicite tout particulièrement de la reconnaissance officielle de cette approche par l’Accord, qui relie la santé humaine, animale et environnementale afin de protéger la santé et le bien-être de tous. 

L’OMSA a joué un rôle moteur pour aider ses Membres à intégrer les principes de prévention et de l’approche « Une seule santé » dans la gouvernance sanitaire mondiale. Tout au long des négociations, nous avons apporté notre expertise technique en participant activement à des tables rondes d’experts et à des séances informelles. Nous avons soutenu nos Membres avec des recommandations fondées sur la science à chaque étape du processus. Nous avons également publié plusieurs déclarations officielles, souvent en collaboration avec nos partenaires de la Quadripartite, en faveur de la santé animale, de la prévention et de l’intégration de l’approche « Une seule santé ». 

Une fois adopté par l’Assemblée mondiale de la santé lors de sa prochaine session en mai 2025, l’OMSA se tiendra prête à accompagner ses Membres dans la mise en œuvre de cet Accord en : 

  • Renforçant les systèmes vétérinaires pour une détection précoce et une alerte rapide 
  • Promouvant des politiques fondées sur la science à l’interface humain-animal-environnement – par le biais des groupes d’experts de l’OMSA et du Panel d’experts « Une seule santé » de la Quadripartite. 

« Cet Accord marque un tournant », a déclaré la Dre Emmanuelle Soubeyran, Directrice générale de l’OMSA. « Commence désormais le travail essentiel de mise en œuvre : transformer les engagements en systèmes de santé solides, en financements équitables et en capacités « Une seule santé » durables. » 

La menace actuelle de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) exige une attention mondiale urgente, car elle transcende ses origines aviaires pour affecter les mammifères domestiques et sauvages avec une fréquence croissante. En particulier, la circulation actuelle du virus chez les vaches laitières aux États-Unis suscite des inquiétudes au sein de la communauté internationale.

Si le virus affecte principalement les oiseaux domestiques et sauvages, il est de plus en plus souvent signalé chez les mammifères terrestres et aquatiques. En novembre 2024, plus de 30 espèces de mammifères avaient été infectées par l’IAHP et ce nombre est susceptible d’augmenter, car les données recueillies par le Système mondial d’information zoosanitaire (WAHIS) indiquent que l’incidence des infections par l’IAHP dans l’hémisphère nord augmente en octobre et atteint son maximum en février. Ces cas mettent en évidence la capacité du virus à franchir les barrières entre les espèces et à constituer une menace pour la faune sauvage, les animaux domestiques et la santé publique.

La détection continue de l’IAHP chez les vaches laitières aux États-Unis suscite de vives inquiétudes au niveau international. Les bovins infectés sont soit asymptomatiques, soit légèrement malades et présentent des signes cliniques non spécifiques tels qu’une baisse de la production de lait, un lait plus épais ressemblant à du colostrum, une perte d’appétit, une léthargie, de la fièvre et une déshydratation. La circulation intensive actuelle du virus H5N1 chez les bovins augmente le risque d’une meilleure adaptation des virus H5N1 aux mammifères et d’une éventuelle propagation à d’autres animaux d’élevage et aux humains.

Les enquêtes menées jusqu’à présent ont permis d’identifier le lait cru provenant de vaches infectées comme une matière à haut risque. Il existe des preuves de la transmission horizontale du virus des vaches allaitantes infectées à d’autres animaux, y compris les vaches, les chats et les volailles.  Par conséquent, seul le lait produit par des vaches non infectées et pasteurisé ou soumis à un processus similaire d’inactivation du virus devrait être commercialisé.

Aucune adaptation spécifique du virus aux humains ou aux mammifères n’a été identifiée. Plusieurs études sont en cours pour explorer la pathogenèse et les voies de transmission de ces virus, y compris parmi les bovins et des bovins à d’autres animaux.

En collaboration avec ses centres de référence, la FAO et l’OMS, ses réseaux d’experts et ses Membres, l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) surveille de près la situation afin d’évaluer les risques pour les animaux. Le risque de transmission aux humains est actuellement considéré comme faible pour le grand public. Il est considéré comme faible à modéré pour les personnes exposées à des oiseaux ou des animaux infectés ou à un environnement contaminé. Une notification rapide et transparente est essentielle pour maintenir une bonne compréhension de la situation de la maladie et prévenir tout type de désinformation ou de mésinformation.

L’OMSA rappelle à ses 183 Membres que, sur la base des informations actuellement disponibles, les restrictions au commerce international de bovins sains et de leurs produits ne sont recommandées que si elles sont justifiées par une analyse des risques à l’importation menée conformément au chapitre 2.1 du Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OMSA.

L’OMSA appelle ses Membres à :

  • Accroître la surveillance de la grippe aviaire chez les oiseaux domestiques et sauvages.    
  • Renforcer la surveillance en vue d’une détection précoce dans la population bovine dans les pays où l’on sait que l’influenza aviaire hautement pathogène circule.   
  • Inclure l’IAHP dans le diagnostic différentiel chez les espèces non aviaires, y compris les bovins et autres populations d’animaux d’élevage, présentant un risque élevé d’exposition aux virus de l’IAHP, en particulier :    
    • les animaux présentant des signes cliniques compatibles avec l’influenza aviaire ; 
    • Les animaux domestiques malades ou morts à proximité des locaux touchés par l’IAHP ;     
    • les animaux suspects, y compris les animaux apparemment sains, qui ont été exposés ou liés épidémiologiquement à une IAHP suspectée ou confirmée chez les oiseaux ou les bovins (c’est-à-dire situés dans des zones à haut risque d’IAHP ou dans des zones où l’influenza aviaire a été confirmée).   
  • Notifier les cas d’IAHP chez toutes les espèces animales, y compris le bétail ou d’autres hôtes inhabituels, à l’OMSA par l’intermédiaire de son système mondial d’information sur la santé animale (WAHIS). Les séquences génétiques des virus de l’influenza aviaire devraient être partagées dans des bases de données accessibles au public.   
  • Mettre en œuvre des mesures de prévention et de réaction rapide pour rompre le cycle de transmission de l’IAHP entre les animaux. Il s’agit notamment d’appliquer des restrictions aux mouvements des élevages infectés jusqu’à ce que l’infection ait cessé et des mesures strictes de biosécurité dans toutes les exploitations, en particulier dans les salles de traite, et d’appliquer de bonnes pratiques de production et d’hygiène lors de la manipulation des produits d’origine animale. Le lait cru ou les produits à base de lait cru provenant de vaches infectées par l’IAHP ou exposées à des personnes infectées par l’IAHP ne doivent pas être utilisés pour nourrir les animaux ou pour la consommation humaine.    
  • Protéger les personnes en contact étroit avec des bovins malades ou d’autres animaux malades et leurs produits, ou qui les manipulent. Les personnes exposées doivent toujours prendre des mesures de précaution pour éviter d’être infectées et minimiser le risque de transmission mécanique du virus au bétail ou aux animaux de compagnie. Il s’agit notamment de porter des équipements de protection individuelle, d’éviter de se rendre dans d’autres élevages après l’exposition et de mettre en œuvre les mesures de sécurité alimentaire standard lors de la manipulation de produits d’origine animale provenant d’animaux exposés.  
  • Éviter de mettre en œuvre des restrictions commerciales injustifiées. Les mesures de gestion des risques à l’importation doivent être scientifiquement justifiées et conformes aux normes internationales de l’OMSA.  

Des directives techniques pour l’adaptation des tests de diagnostic de la grippe A chez les animaux, y compris les bovins et d’autres espèces, ainsi que pour différents types d’échantillons tels que le lait et les écouvillons nasaux, sont disponibles sur le site web de l’OFFLU et seront régulièrement mises à jour. 

L’OMSA s’engage pleinement à soutenir ses membres pour atténuer les risques associés à la grippe aviaire. Nous continuerons à collaborer avec nos réseaux d’experts, l’OFFLU, ainsi qu’avec nos partenaires publics et privés, notamment par l’intermédiaire de l’alliance Quadripartite One Health et du Cadre mondial pour les maladies animales transfrontalières (GF-TADs), afin de fournir des mises à jour techniques au fur et à mesure que de nouvelles informations seront disponibles.