Une étape majeure pour la santé mondiale et un signal fort de l’engagement international dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) : le 21 mai 2026, les 183 Membres de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) ont adopté le Plan d’action mondial actualisé sur la résistance aux antimicrobiens (GAP-RAM) 2026-2036 lors de la 93e Session générale de l’OMSA.
Cette adoption constitue une avancée majeure pour l’OMSA et l’alliance Quadripartite (FAO, PNUE, OMS et OMSA) sur la RAM, rapprochant la communauté internationale d’une réponse coordonnée fondée sur l’approche « Une seule santé » face à l’un des défis les plus urgents pour la santé humaine, animale, végétale et environnementale.
Deux jours plus tard, les États Membres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont également adopté le Plan actualisé lors de l’Assemblée mondiale de la Santé, réaffirmant un engagement commun de l’ensemble des secteurs et des régions pour accélérer la lutte contre la RAM.
En tant que première des organisations de la Quadripartite à adopter officiellement le Plan d’action mondial actualisé, l’OMSA a démontré son leadership et son engagement en faveur d’une réponse mondiale coordonnée à la résistance aux antimicrobiens.
Une feuille de route pour la prochaine décennie
Le GAP-RAM actualisé définit une vision commune et une orientation stratégique pour la période 2026-2036. Il traduit l’engagement pris par les États Membres des Nations Unies dans la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau sur la résistance aux antimicrobiens, qui appelle à une réponse multisectorielle solide et inclusive, fondée sur l’approche « Une seule santé » et adaptée aux réalités actuelles, afin de renforcer l’impact de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens.
Le Plan s’articule autour de six objectifs stratégiques :
- Renforcer la sensibilisation et promouvoir des changements sociaux et comportementaux appropriés.
- Renforcer les systèmes de surveillance et les réseaux de laboratoires afin d’éclairer les politiques et les actions fondées sur des données probantes.
- Intensifier les mesures de prévention et de contrôle des infections afin de réduire la charge des maladies infectieuses et le recours aux antimicrobiens.
- Garantir un accès équitable aux antimicrobiens, aux outils de diagnostic et aux autres produits de santé, en assurer une utilisation appropriée ainsi qu’une élimination sûre.
- Accélérer la recherche et l’innovation dans le domaine de la résistance aux antimicrobiens.
- Renforcer la gouvernance multisectorielle, le financement durable et les mécanismes de redevabilité afin de soutenir une réponse coordonnée à la RAM
En abordant la résistance aux antimicrobiens selon l’approche « Une seule santé », le Plan reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, animale, végétale et environnementale, ainsi que la nécessité d’une action collective pour préserver l’efficacité des antimicrobiens au bénéfice des générations futures.
Adoption par les Membres de l’OMSA
Le Plan d’action mondial actualisé a été adopté par les Membres de l’OMSA au moyen de la Résolution n° 18, soumise à l’Assemblée mondiale des Délégués de 2026 à la suite de la recommandation du Groupe de travail de l’OMSA sur la résistance aux antimicrobiens.
Cette adoption reflète l’intense collaboration entre les organisations de la Quadripartite, les délégations des Membres, les experts techniques, les organisations partenaires et les parties prenantes de différents secteurs, qui ont contribué à l’élaboration du GAP-RAM actualisé dans le cadre d’un vaste processus de consultation.
De la stratégie à la mise en œuvre
L’adoption du GAP-RAM actualisé ne marque pas la fin du processus : elle ouvre une nouvelle phase, consacrée à sa mise en œuvre.
Alors que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) poursuivent leurs procédures respectives d’approbation, les organisations partenaires de la Quadripartite préparent d’ores et déjà les prochaines étapes.
L’une des principales priorités sera l’élaboration d’orientations opérationnelles intersectorielles afin d’aider les Membres des organisations de la Quadripartite et les régions à traduire les objectifs stratégiques du GAP-RAM en actions concrètes. Ces orientations fourniront un cadre pour une mise en œuvre coordonnée entre les différents secteurs et contribueront à renforcer la redevabilité, le suivi et l’impact des actions menées.
Par ailleurs, la Quadripartite élabore également un cadre de suivi et d’évaluation (S&E) qui permettra d’évaluer, à l’échelle mondiale, les progrès réalisés dans la mise en œuvre du GAP-RAM actualisé.
L’OMSA prépare également une série de webinaires destinés à accompagner ses Membres dans le renforcement des actions contre la RAM au sein des Services vétérinaires et des systèmes de santé animale.
Une réalisation collective
L’adoption du Plan d’action mondial actualisé sur la résistance aux antimicrobiens illustre la force de la coopération internationale et de l’action collective. Elle est le fruit d’un engagement constant des gouvernements, des experts, des organisations internationales et des acteurs non étatiques, tous mobilisés pour préserver l’efficacité des antimicrobiens et protéger la santé à l’échelle mondiale.
Alors que la communauté internationale passe désormais des engagements à la mise en œuvre, l’OMSA demeure pleinement mobilisée pour accompagner ses Membres et ses partenaires dans la conduite d’actions concrètes contre la résistance aux antimicrobiens.
La prochaine décennie sera décisive. La feuille de route est désormais en place ; il s’agit à présent de la mettre en œuvre.
Lors de sa 93ᵉ Assemblée générale en mai, l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) a lancé sa nouvelle Stratégie pour la santé de la faune sauvage 2026–2030, réaffirmant le rôle essentiel des systèmes de surveillance de la santé de la faune sauvage dans la sécurité sanitaire mondiale, la conservation de la biodiversité et le renforcement de la résilience des écosystèmes dans le cadre d’une approche de santé intégrée.
Capitalisant sur les acquis du Cadre en faveur de la santé de la faune sauvage (2021–2025), la nouvelle stratégie présente une feuille de route plus ciblée et opérationnelle pour soutenir les membres de l’OMSA dans la prévention, la détection et la réponse aux risques sanitaires à l’interface homme-animal-environnement.
Dans un contexte marqué par une interaction croissante entre les humains, les animaux domestiques et la faune sauvage, l’OMSA place la santé de la faune sauvage comme une priorité stratégique mondiale. Cette stratégie se décline en trois objectifs principaux : renforcer la gouvernance des systèmes de santé de la faune sauvage, améliorer les connaissances scientifiques et les politiques basées sur l’analyse des risques, et mettre en place des systèmes de surveillance de la santé de la faune intégrés, multisectoriels et durables. Cette nouvelle stratégie se concentre sur les systèmes de surveillance, la gestion des risques sanitaires liés au commerce de la faune et le soutien aux efforts de prévention en amont pour réduire le risque d’émergence de maladies. En fait, des populations de faune sauvage en bonne santé sont essentielles non seulement pour la conservation de la biodiversité, mais aussi pour protéger la santé animale, la santé publique, la resilience des écosystèmes et soutenir des systèmes alimentaires durables dans le monde entier.
Protéger la santé de la faune sauvage grâce à une surveillance et des politiques renforcées
L’une des principales priorités de cette nouvelle stratégie pour la santé de la faune sauvage est de renforcer les systèmes de surveillance de santé de la faune sauvage chez les membres de l’OMSA. La stratégie encourage une collaboration plus étroite entre les Services vétérinaires, les autorités environnementales, les acteurs de la conservation, les institutions de santé publique, le milieu universitaire et les communautés locales pour améliorer les capacités de prévention, de préparation et de détection précoce.
Pour soutenir cet effort, l’OMSA continuera d’améliorer le signalement des maladies de la faune sauvage et le partage d’informations via le Système mondial d’information zoosanitaire (WAHIS), tout en renforçant l’utilisation de WildEpi, le système d’information sur la santé de la faune sauvage de nouvelle génération de l’OMSA, une plateforme sécurisée permettant aux professionnels autorisés de la santé de la faune sauvage de partager des informations sur les événements concernant la santé de la faune.
WildEpi est conçu pour faciliter le signalement et l’analyse en temps réel des événements de morbidité et de mortalité de la faune. La plateforme permet le partage et l’analyse d’informations sur la santé des animaux sauvages en temps réel, renforce l’analyse des risques et soutient la prise de décisions basée sur des preuves grâce à la collaboration multisectorielle. Elle profite des avancées technologiques en offrant un support basé sur l’Intelligence artificielle pour l’identification des espèces sauvages. En impliquant un plus grand nombre de contributeurs, y compris des organismes de conservation, des chercheurs et des réseaux d’experts de la faune sauvage, WildEpi vise à combler les lacunes existantes dans la collecte de données sur la santé des animaux et auprès des décideurs.
Renforcer la surveillance de la santé de la faune sauvage est essentiel pour améliorer notre capacité collective à détecter rapidement les risques émergents et à réagir avant qu’ils ne deviennent des problèmes majeurs de santé animale ou publique. La stratégie pour la santé de la faune sauvage crée un cadre important pour connecter les pays, les expertises et les systèmes de surveillance autour d’une vision commune, Une seule santé.
Tiggy Grillo, point focal faune sauvage de l’OMSA pour l’Australie et Directrice des opérations de Wildlife Health Australia.
La Stratégie pour la santé de la faune sauvage souligne également que l’efficacité de la surveillance des maladies de la faune repose sur des partenariats solides, des cadres législatifs adaptés et une coordination opérationnelle renforcée entre les secteurs et au-delà des frontières.
La santé de la faune sauvage ne peut plus être abordée de manière isolée. Soutenir la collaboration entre les Services vétérinaires, les acteurs de la conservation, les laboratoires et les autorités environnementales est essentiel pour construire des systèmes de surveillance résilients capables de répondre à des défis sanitaires mondiaux de plus en plus complexes.
Marco Sordilli, Point Focal Faune Sauvage de l’OMSA pour l’Italie.
De la stratégie globale à la mise en œuvre sur le terrain
La stratégie pour la santé de la faune sauvage met fortement l’accent sur la mise en œuvre pratique grâce à des projets régionaux, des partenariats et un soutien adapté aux besoins des pays. Cette approche opérationnelle s’appuie sur les leçons tirées du Cadre en faveur de la santé de la faune sauvage et vise à produire des résultats concrets et mesurables adaptés aux réalités régionales.
Par exemple, des projets régionaux tels que ZOOSURSY en Afrique, Nature for Health (N4H) et TARTANET sont mis en avant comme des mécanismes clés de mise en œuvre soutenant les systèmes intégrés de surveillance de la santé de la faune, le développement des ressources humaines et la coordination multisectorielle.
De plus, la stratégie renforce également la collaboration avec des partenaires et des réseaux internationaux*. À ce titre, l’Alliance Internationale contre les Risques Sanitaires liés au Commerce de la Faune Sauvage y joue un rôle central en apportant une approche « Une seule santé » fondée sur tous les risques pour répondre aux enjeux sanitaires associés au commerce de la faune.
Les actions sont également mises en œuvre au niveau national. Par exemple, l’atelier de surveillance de la santé de la faune sauvage au Liberia, qui s’est tenu dans le comté de Bomi en mars 2025, illustre la manière dont les pays traduisent la sensibilisation en actions concrètes grâce à une approche coordonnée intégrant la santé humaine, animale et environnementale. Lors de l’atelier, les participants ont examiné les lignes directrices encadrant la surveillance des maladies, des agents pathogènes et des agents toxiques chez la faune sauvage. Publiées en septembre 2024 et développées par l’Union International pour la Conservation de la Nature (UICN) et l’OMSA, ces lignes directrices aident les pays à renforcer leurs systèmes de surveillance de la faune sauvage grâce à une approche « Une seule santé ». Grâce à une collaboration multisectorielle impliquant les Services vétérinaires, les organismes de conservation, les laboratoires et le milieu universitaire, l’atelier a contribué à établir un cadre commun pour la surveillance, la réponse rapide et le partage d’informations.
Une vision stratégique pour une faune plus saine et des sociétés plus sûres
La stratégie pour la santé de la faune sauvage 2026–2030 reflète l’engagement global de l’OMSA visant à promouvoir la prévention à la source animale et à renforcer la résilience au sein des écosystèmes, des systèmes de santé et des sociétés.
Grâce à une gouvernance renforcée, de meilleurs processus de collecte de données, une collaboration scientifique améliorée, des systèmes de surveillance multisectoriels intégrés et un soutien opérationnel ciblé, la stratégie vise à permettre aux Membres de l’OMSA et à leurs partenaires de renforcer leur capacité à prévenir, anticiper, détecter et contenir les menaces pour la santé de la faune sauvage, dans un monde caractérisé par des changements rapides et une interdépendance croissante.
En plaçant la santé de la faune sauvage au cœur de l’approche « Une seule santé », l’OMSA contribue à renforcer la résilience des écosystèmes et à construire un avenir plus sûr pour les générations futures.
*Les partenaires officiels incluent l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), la Convention sur le commerce International des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), l’Association pour les maladies de la faune (WDA), le Conseil International de la Chasse et de la Conservation du Gibier (CIC), les organisations quadripartites, le Réseau d’intelligence sur la santé de la faune (WHIN), la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS), le Partenariat collaboratif pour la gestion durable de la faune et de la flore (CPW), la Convention sur la diversité biologique (CDB), le Fonds mondial pour la nature (WWF).
Une nouvelle série de l’OMSA, produite par BBC StoryWorks, explore les liens invisibles qui unissent les animaux, les êtres humains et les environnements que nous partageons, ainsi que la manière dont ces relations façonnent notre monde.
Depuis toujours, les animaux et les êtres humains entretiennent une relation profonde et essentielle. Mais comment cette interdépendance influence-t-elle la santé mondiale ? L’impact des animaux et de leurs écosystèmes sur les communautés du monde entier est considérable, touchant aussi bien l’alimentation que la médecine. Dans le même temps, les défis liés à cette relation évoluent sous l’effet du changement climatique et de l’expansion des populations humaines.
Animals & Us (les animaux et nous), une nouvelle série de films et d’articles présentée par l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et produite par BBC StoryWorks Commercial Productions, explore la signification de ce lien entre les humains et les animaux. La série met en lumière la manière dont la santé animale peut influencer la santé de chacun, ainsi que les initiatives menées par des communautés à travers le monde pour favoriser des écosystèmes plus sains, conçus pour protéger à la fois les humains et les animaux.
Alors que les systèmes agricoles occupent aujourd’hui 50 % des terres habitables de la planète et que les populations mondiales d’animaux sauvages ont diminué en moyenne de 69 % depuis 1970, la relation entre les animaux et les humains évolue chaque jour.
Les récits présentés dans la série vous feront découvrir des innovateurs remarquables qui œuvrent partout dans le monde pour renforcer et protéger ce lien précieux : un village de Bali qui contribue à protéger ses animaux de compagnie et ses enfants grâce à des vaccins essentiels ; un éleveur de volailles qui utilise une substance surprenante pour réduire le recours aux antibiotiques ; un rancher de l’État de Washington qui mesure l’haleine de ses bovins à l’aide de nouvelles technologies pour surveiller leur santé ; ou encore une organisation qui sensibilise les travailleurs agricoles en Inde aux risques liés aux morsures de serpents venimeux.
Ces communautés, partout dans le monde, œuvrent à préserver le lien entre les animaux et nous. Elles cherchent à apporter des réponses innovantes aux défis croissants tout en sensibilisant le public à l’importance de cette relation.
Ces histoires interviennent alors que le rapport sur La Situation Mondiale de la Santé Animale 2026 de l’OMSA attire l’attention sur le rôle essentiel de la santé animale dans la protection des communautés à travers le monde. Alors qu’environ 60 % des maladies infectieuses humaines connues sont d’origine animale et que la santé animale ne représente que 0,6 % des dépenses mondiales de santé, Animals & Us montre concrètement à quoi peuvent ressembler la prévention, l’innovation et la résilience sur le terrain.
Découvrez des histoires qui révèlent les liens invisibles entre la santé animale, la santé humaine et la santé des écosystèmes, et leur impact direct sur notre vie quotidienne. Retrouvez Animals & Us sur www.animalsandusseries.com.
Parce que la santé animale est aussi notre santé. C’est la santé de tous.
L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) a accordé de nouvelles reconnaissances officielles de statuts sanitaires animaux et approuvé des programmes de contrôle des maladies pour plusieurs Membres, soulignant les progrès continus réalisés à l’échelle mondiale contre les principales maladies animales transfrontalières. Annoncées lors de l’Assemblée mondiale des Délégués, ces décisions reflètent des années d’investissements soutenus dans les Services vétérinaires, la surveillance et les stratégies de prévention – des efforts qui renforcent, à terme, à la fois la santé animale et la résilience économique.
L’annonce de cette année revêt une importance particulière, puisqu’elle coïncide avec le 30e anniversaire du cadre de reconnaissance officielle des statuts sanitaires animaux de l’OMSA, un système devenu une référence mondiale pour le commerce sûr des animaux et des produits d’origine animale.
En 2026, les nouvelles reconnaissances de statuts sanitaires comprennent :
- Des zones en Bolivie et en Colombie sont désormais officiellement indemnes de peste porcine classique.
- La Colombie a également obtenu le statut indemne de fièvre aphteuse sans vaccination pour une de ses zones.
- Le Brésil a ajusté les limites de ses zones déjà reconnues indemnes de fièvre aphteuse, reflétant les progrès continus réalisés dans la gestion de la maladie.
- Le Kazakhstan et la République de Türkiye ont chacun obtenu le statut indemne de fièvre aphteuse avec vaccination pour certaines zones désignées.
- Le Sri Lanka a également franchi une étape majeure en étant reconnu indemne de peste des petits ruminants sur l’ensemble de son territoire.
Parallèlement à ces reconnaissances, l’OMSA a approuvé les programmes de contrôle de la rage transmise par les chiens au Malawi, en Arabie saoudite et au Zimbabwe – une étape importante pour soutenir leur trajectoire vers l’élimination de la maladie et l’amélioration de la santé publique.
Ces avancées sont le résultat d’un processus d’évaluation rigoureux et fondé sur la science. Les Membres de l’OMSA sollicitant une reconnaissance officielle de statut sanitaire doivent démontrer leur conformité aux normes internationales de l’OMSA, notamment à travers un système vétérinaire robuste, une surveillance solide, des mesures efficaces de contrôle des maladies et une transparence dans la notification. Il en résulte un système reconnu et digne de confiance à l’échelle mondiale, tant par les gouvernements que par les partenaires commerciaux. Une fois le statut sanitaire officiel obtenu, les Membres doivent notifier immédiatement à l’OMSA toute apparition de foyer et reconfirmer leur statut chaque année.
L’importance du statut sanitaire animal dépasse largement le seul domaine de la santé animale. Depuis 1998, le cadre de l’OMSA s’inscrit dans le cadre de l’Accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires (Accord SPS) de l’Organisation mondiale du commerce, qui reconnaît l’OMSA comme l’organisme international de référence pour l’élaboration des normes en matière de santé animale. Cela signifie que le statut sanitaire officiel constitue non seulement une réussite technique, mais aussi un puissant levier pour faciliter le commerce international en toute sécurité.
Concrètement, l’obtention et le maintien d’un statut sanitaire officiel peuvent ouvrir l’accès à de nouveaux marchés d’exportation, renforcer la confiance des partenaires commerciaux et réduire le risque de perturbations des échanges. Ce système encourage également les pays à investir dans l’amélioration à long terme des Services vétérinaires et des dispositifs de prévention des maladies – des bénéfices qui profitent à l’ensemble des filières d’élevage.
Trente ans après sa création, le système de reconnaissance officielle de l’OMSA continue de démontrer comment le statut sanitaire animal peut faire le lien entre le contrôle des maladies et les opportunités économiques. En reliant les efforts menés sur le terrain à l’accès aux marchés mondiaux, il demeure une pierre angulaire de la coopération internationale et un moteur essentiel du développement durable en santé animale.
Les dernières reconnaissances montrent que les progrès sont non seulement possibles, mais bien en cours – renforçant la valeur d’un système qui, depuis trois décennies, aide les pays à transformer des systèmes de santé animale solides en gains économiques et sociaux durables.
20 mai 2026, Paris – L’adoption du 8e Plan stratégique de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) le 20 mai 2026 marque un moment charnière pour la santé animale mondiale, les Membres de l’OMSA ayant approuvé une feuille de route commune pour la période 2027–2031.
Adopté lors de la Session générale après plusieurs mois de consultations, le 8e Plan stratégique de l’OMSA intervient dans un contexte de pressions croissantes exercées sur les systèmes de santé animale à travers le monde. Son adoption témoigne d’un engagement collectif des Membres à renforcer la prévention, investir dans la résilience et faire de la santé animale un pilier de la stabilité mondiale.
L’urgence de cet agenda est soulignée par le dernier rapport sur la situation mondiale de la santé animale, publié le 13 mai 2026, qui met en évidence l’accélération des risques sanitaires, l’aggravation des déficits d’investissement et les tensions croissantes pesant sur les systèmes vétérinaires. Le rapport montre que plus de 20 % de la production animale mondiale est perdue chaque année à cause de maladies évitables, tandis que moins d’un milliard de dollars américains par an est investi dans les systèmes de santé animale.
Répondre à un contexte mondial en rapide évolution
Dans ce contexte, le 8e Plan stratégique de l’OMSA définit une vision claire : renforcer les systèmes de santé animale comme fondement de la sécurité alimentaire, de la santé publique, de la résilience économique et du développement durable.
Les défis liés à la santé animale deviennent de plus en plus complexes et interconnectés. Le changement climatique modifie les schémas de propagation des maladies, le commerce mondial accélère leur diffusion et l’antibiorésistance continue de menacer l’efficacité des traitements. Dans le même temps, la demande en produits d’origine animale augmente, exerçant une pression supplémentaire sur des systèmes déjà fragiles.
Le Plan stratégique considère donc la santé animale non pas comme une simple question technique, mais comme une priorité stratégique mondiale nécessitant une action coordonnée entre les pays et les secteurs.
Trois priorités stratégiques pour produire un impact
Au cœur du 8e Plan stratégique de l’OMSA figurent trois orientations stratégiques, chacune conçue pour répondre aux lacunes critiques identifiées lors des consultations des Membres et à partir des données mondiales disponibles.
1. Renforcer les normes mondiales pour un monde en mutation
La première priorité de l’OMSA consiste à poursuivre l’élaboration de normes internationales en matière de santé et de bien-être animal, afin qu’elles demeurent scientifiquement solides, adaptables et applicables à tous les Membres.
Ces normes servent de socle pour des échanges commerciaux sûrs, orientent les politiques nationales et soutiennent le développement de systèmes de santé animale efficaces. Toutefois, leur impact dépend à la fois de leur pertinence et de leur mise en œuvre. Le Plan met donc l’accent sur une participation accrue des Membres au processus d’élaboration des normes, ainsi que sur les efforts visant à mieux comprendre et surmonter les obstacles à leur adoption. En renforçant sa base scientifique et en veillant à ce que les normes évoluent face aux risques émergents, tels que les nouvelles maladies, les avancées technologiques et l’évolution des systèmes de production, l’OMSA entend renforcer la confiance, la transparence et la cohérence de la gouvernance mondiale en matière de santé animale.
2. Renforcer les systèmes nationaux de santé animale
La deuxième priorité stratégique vise à renforcer les systèmes de santé et de bien-être animal, qui constituent le socle de la prévention, de la détection et de la réponse aux maladies. Malgré les progrès accomplis, d’importantes lacunes subsistent en matière de capacités des effectifs, de systèmes de surveillance et de préparation aux situations d’urgence. Ces insuffisances augmentent le risque de propagation et d’aggravation des foyers épidémiques, avec des conséquences sur les systèmes alimentaires, les moyens de subsistance et la santé publique. Le Plan répond à ces enjeux en donnant la priorité au renforcement des capacités, au partage des connaissances et à une coopération accrue entre les Membres. Il adopte une approche globale « Une seule santé », reconnaissant l’interdépendance entre la santé animale, humaine et environnementale. En dotant les pays des outils, des compétences et des ressources nécessaires à la mise en place de systèmes résilients, l’OMSA entend passer d’une gestion réactive des crises à une prévention proactive — une approche à la fois plus efficace et nettement moins coûteuse à long terme.
3. Faire de la santé animale une priorité mondiale
La troisième orientation stratégique vise à placer la santé animale au cœur des débats politiques mondiaux et des décisions d’investissement. Reconnaissant l’importance cruciale de la santé animale, le Plan cherche à garantir qu’elle soit prioritaire dans les agendas nationaux et internationaux. Le rapport sur l’état de la santé animale dans le monde souligne clairement que ce sous-investissement comporte des risques considérables, allant de l’insécurité alimentaire et des pertes économiques à la menace croissante des zoonoses et des pandémies. Le Plan accorde donc une importance particulière au plaidoyer, à la communication et à l’engagement auprès des décideurs et de différents segments du grand public. En renforçant son rôle dans les forums mondiaux et en soutenant les efforts de plaidoyer de ses Membres au niveau national, l’OMSA cherche à mobiliser une volonté politique et des investissements financiers accrus, tout en favorisant une meilleure compréhension de l’importance de la santé animale dans une approche « Une seule santé ». L’objectif est clair : faire reconnaître la santé animale non comme une préoccupation marginale, mais comme un bien public mondial essentiel à la sécurité sanitaire, à la stabilité économique et au développement durable.
De l’adoption à la mise en œuvre
Bien que le 8e Plan stratégique de l’OMSA n’entre officiellement en vigueur qu’en 2027, son adoption en mai 2026 marque le début d’une phase de transition essentielle.
Le Plan prévoit une approche structurée de sa mise en œuvre, soutenue par des leviers organisationnels. Des feuilles de route mondiales et régionales, associées à des cadres de suivi robustes, garantiront la transparence et une gestion stratégique efficace de son exécution. L’engagement durable et les investissements des Membres et des partenaires seront des facteurs déterminants pour la réussite du Plan.
L’adoption du 8e Plan stratégique de l’OMSA reflète une prise de conscience partagée : dans un monde confronté à des risques sanitaires croissants et à des ressources limitées, la prévention n’est pas facultative — elle est essentielle.
En renforçant les normes, en consolidant les systèmes nationaux et en plaçant la santé animale au premier plan de l’agenda mondial, l’OMSA et ses Membres jettent les bases d’un avenir plus résilient.
Comme le souligne le rapport sur la situation mondiale de la santé animale, le choix ne se situe pas entre investir et économiser, mais entre un investissement planifié et des pertes imprévues. Avec ce nouveau Plan stratégique, les Membres ont choisi d’investir dans la prévention, la coopération et l’impact à long terme, au bénéfice des animaux, des populations et de la planète.
Lors du Sommet One Health (Une Seule Santé) tenu le 7 avril 2026, accueilli par la France, des dirigeants mondiaux, des partenaires et des organisations internationales ont réaffirmé leur engagement à promouvoir une approche de la santé plus intégrée et préventive à l’interface humain–animal–environnement.
Dans un contexte de crises mondiales convergentes — notamment des systèmes de production alimentaire non durables, le changement climatique, la perte de biodiversité et la menace croissante de maladies infectieuses émergentes et endémiques — les participants ont souligné l’urgence de passer de réponses fragmentées à une action coordonnée et systémique.
Aujourd’hui, près de 75 % des maladies infectieuses émergentes trouvent leur origine chez les animaux. Parallèlement, des maladies zoonotiques persistantes telles que la rage et la tuberculose, ainsi que des maladies à transmission vectorielle, continuent de provoquer chaque année des décès humains évitables. Ces risques sont encore aggravés par des menaces biologiques de plus en plus complexes, qu’elles soient d’origine naturelle, accidentelle ou délibérée.
La Dre Emmanuelle Soubeyran, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), a souligné que la santé animale n’est pas une question sectorielle, mais un pilier de la sécurité sanitaire mondiale, de la résilience économique et du développement durable.
Malgré cela, les investissements dans la prévention restent largement insuffisants. Les maladies animales sont responsables d’une perte estimée à 20 % de la production mondiale de bétail, soit un coût d’environ 300 milliards de dollars américains par an. Pourtant, les Services vétérinaires ne reçoivent en moyenne que 0,05 % du PIB national. À l’inverse, l’investissement annuel estimé nécessaire pour renforcer les systèmes vétérinaires — 2,3 milliards de dollars — est minime au regard du coût des crises mondiales et peut générer des retours allant jusqu’à 86 %.
Dans ce contexte, l’OMSA salue vivement le leadership de la France dans l’organisation du Sommet One Health à un moment critique pour l’action collective.
Le président Emmanuel Macron a mis en avant l’importance de la souveraineté sanitaire, de la solidarité internationale et de l’investissement stratégique dans la prévention, soulignant que la sécurité sanitaire mondiale doit se construire grâce à une coopération multilatérale renforcée et à des systèmes nationaux consolidés. Il a appelé à intensifier les efforts pour anticiper les risques à leur source et garantir que les pays soient en mesure de prévenir, détecter et répondre aux menaces sanitaires dans un monde de plus en plus interconnecté.
Les participants ont réaffirmé que les menaces sanitaires émergent souvent à l’interface humain–animal–environnement, faisant des systèmes solides de santé animale une première ligne de défense. Investir dans ces systèmes permet une détection précoce, réduit l’amplification des agents pathogènes et empêche que des foyers locaux ne se transforment en crises mondiales.
Les initiatives concrètes de l’OMSA et de ses partenaires présentées lors du Sommet montrent comment l’approche Une Seule Santé se traduit en actions :
- Prévention à la source : Les efforts conjoints menés avec l’Institut Pasteur et l’OMS visant à éliminer d’ici 2030 les décès humains dus à la rage transmise par les chiens sont accélérés grâce au renforcement des programmes de vaccination, à l’amélioration de la surveillance et à la mobilisation des communautés, démontrant l’efficacité des investissements en santé animale pour sauver des vies humaines.
- Renforcement de la préparation : Un nouveau cadre « Beyond Silos », soutenu par le Programme de réduction des menaces liées aux armes de Global Affairs Canada, vise à intégrer les Services vétérinaires dans des systèmes d’urgence à l’échelle de l’ensemble du gouvernement, améliorant les capacités d’alerte précoce, la coordination intersectorielle et la résilience face aux menaces sanitaires, y compris celles ayant des implications en matière de sécurité.
- Réponse aux risques émergents : Face à la propagation croissante de la grippe aviaire entre espèces et régions, l’Alliance quadripartite (FAO, OMS, OIE, PNUE) renforce un cadre stratégique visant à améliorer la surveillance, l’évaluation des risques et les capacités de réponse coordonnée entre secteurs et au-delà des frontières. À cet égard, l’OMSA lancera WildEpi, un système d’information en temps réel sur la santé de la faune sauvage.
- Lien entre science et politique : Le soutien continu au Groupe d’experts de haut niveau One Health (OHHLEP), ainsi que de nouvelles collaborations avec des initiatives telles que PREZODE, permettront de mieux traduire les données scientifiques en politiques et en actions opérationnelles, notamment dans le domaine de la prévention.
- Renforcement des compétences : Grâce à l’initiative conjointe OH Learning Task Force, l’OMSA, la FAO et l’OMS investissent dans le développement d’une main-d’œuvre qualifiée et multidisciplinaire capable de relever des défis sanitaires complexes et de renforcer la confiance et la collaboration entre les secteurs.
- Solidarité opérationnelle : L’OMSA lance une nouvelle initiative visant à améliorer le partage d’équipements, d’expertise et de capacités de réponse rapide entre secteurs, afin de permettre des réponses plus efficaces et plus rapides aux crises.
Le Sommet a réaffirmé un message clair : la sécurité sanitaire commence par la prévention, et la prévention commence par Une Seule Santé.
« Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’investissements, d’intégration et d’un engagement politique à grande échelle » – Dre Emmanuelle Soubeyran, Directrice générale de l’OMSA
Investir dans la santé animale et les systèmes Une Seule Santé apporte de multiples bénéfices :
- prévenir les pandémies et les menaces biologiques ;
- renforcer la sécurité nationale et mondiale ;
- protéger les moyens de subsistance, les systèmes alimentaires et les économies ;
- et préserver un avenir commun et durable.
La transition de l’engagement à la mise en œuvre est désormais essentielle. En passant de la réaction à la prévention, et de la fragmentation à l’intégration, la communauté mondiale peut construire un avenir plus résilient et plus sûr pour tous.
L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) a lancé sa nouvelle Série de Dialogues des Ambassadeurs, réunissant des diplomates afin d’inscrire durablement la santé animale à l’agenda politique mondial et de promouvoir l’investissement dans la prévention comme priorité stratégique.
Organisée le 11 février 2026 à Paris, la réunion inaugurale a marqué le premier d’une série prévue de dialogues diplomatiques de haut niveau visant à renforcer les liens entre la santé animale et les grands débats politiques mondiaux relatifs à la sécurité sanitaire, aux systèmes alimentaires, au commerce, à la résilience climatique et au développement durable.
En ouvrant la session, la Directrice générale de l’OMSA, Emmanuelle Soubeyran, a souligné que la santé animale n’est pas une question technique cantonnée aux Services vétérinaires, mais un enjeu stratégique aux implications majeures. Les échanges ont porté sur la manière dont la santé animale peut être intégrée plus systématiquement dans les décisions politiques et financières, à un moment où les maladies émergentes, la résistance aux antimicrobiens et les pressions climatiques redéfinissent les paysages de risques à l’échelle mondiale.
Investir dans les Services vétérinaires, les systèmes de surveillance et les mesures de prévention constitue l’un des moyens les plus rentables de réduire le risque de pandémies, de protéger les flux commerciaux et de stabiliser les systèmes alimentaires.
Dre Emmanuelle Soubeyran, Directrice générale de l’OMSA.
Lorsque la santé animale est absente des discussions internationales, la prévention est souvent sous-financée, ce qui accroît les coûts humains et économiques des crises sanitaires futures. Dans ce contexte, les participants ont examiné comment l’engagement diplomatique peut contribuer à inverser cette tendance en intégrant la santé animale dans des priorités mondiales plus larges, notamment la préparation aux pandémies, le commerce durable et la transformation des systèmes alimentaires.
Les diplomates ont salué le lancement de la Série de Dialogues des Ambassadeurs comme une étape importante vers un dialogue structuré avec l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et ont réaffirmé leur engagement à soutenir la santé animale en tant qu’enjeu stratégique pour la résilience mondiale. Plusieurs ambassadeurs ont souligné l’importance de renforcer la visibilité politique de la santé animale dans les processus décisionnels nationaux et multilatéraux.
Dans ce contexte, Son Excellence Ana Elena Pinto Lizano, Ambassadrice du Costa Rica, a rappelé que l’objectif de la réunion était d’accroître la visibilité des travaux de l’OMSA et de veiller à ce que la santé animale soit reconnue comme un bien public mondial pour les pays. Elle a également souligné l’importance de soutenir les Délégués des Membres afin de renforcer davantage la place de la santé animale dans leurs agendas nationaux, notamment en tant que composante stratégique de la politique étrangère. Elle a noté que, si l’expertise technique demeure le fondement du travail de l’OMSA, le fait de la compléter par un dialogue politique renforcé peut améliorer la coordination avec des acteurs clés tels que les ministères des Affaires étrangères et les missions diplomatiques, renforçant ainsi la cohérence et l’impact au niveau international.
La réunion a également offert à l’OMSA l’occasion de présenter ses orientations stratégiques pour 2026–2031, notamment son objectif de positionner la santé et le bien-être animal comme des biens publics mondiaux dans le cadre de l’approche « Une seule santé », un impératif largement reconnu par les diplomates présents.
Sans une bonne santé animale, nous sommes tous exposés au risque d’urgences de santé publique. En tant qu’ambassadeurs, nous pouvons contribuer à accroître la visibilité de l’importance de la santé animale à l’approche de l’évaluation des Objectifs de développement durable en 2030.
Son Excellence Mavis Ama Frimpong, Ambassadrice du Ghana.
« La santé animale est au cœur de la sécurité commune, de l’élimination de la faim et de la prévention des maladies. Nous devons placer la santé animale au centre de l’agenda mondial du développement. Nous devons garantir davantage de financements et identifier des voix plus fortes sur tous les continents pour défendre la santé animale », a déclaré Son Excellence Mavis Ama Frimpong, Ambassadrice du Ghana.
L’engagement politique a été identifié comme essentiel pour garantir que la santé animale soit prise en compte dans les déclarations internationales, les cadres de financement et les stratégies de développement, les ambassadeurs étant considérés comme des alliés clés pour promouvoirıs promouvoir cette évolution.
La Série de Dialogues des Ambassadeurs est conçue comme une plateforme diplomatique récurrente, permettant un échange régulier entre l’OMSA et la communauté diplomatique. Les prochaines sessions continueront d’examiner la contribution de la santé animale aux biens publics mondiaux et la manière dont l’investissement dans la prévention à la source animale peut renforcer la résilience des systèmes de santé, de commerce et alimentaires.
En clôturant la réunion, l’OMSA a réaffirmé son engagement à bâtir des partenariats durables avec ses Membres par l’intermédiaire de leurs représentants diplomatiques et à renforcer les fondements politiques de la santé animale dans le monde entier.
La santé animale est un pilier essentiel de la santé mondiale, de la sécurité alimentaire et de la durabilité environnementale. Du plancton qui extrait le carbone de l’atmosphère aux abeilles qui pollinisent plus de 30 % des cultures agricoles mondiales et 90 % de la végétation sauvage, nos sociétés et économies sont intrinsèquement liées aux animaux.
Si les nouvelles technologies, la mobilité accrue, l’industrialisation et la mondialisation ont permis des avancées notables pour la santé humaine, animale et environnementale, elles ont aussi engendré de nouveaux défis. La perte croissante de biodiversité, les maladies zoonotiques et la résistance aux antimicrobiens rappellent l’importance cruciale de la santé animale et ses répercussions sur les populations humaines.
L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) est heureuse d’annoncer une nouvelle série de films de marque, produite par BBC StoryWorks Commercial Productions, qui mettra en lumière les efforts novateurs en matière de santé animale à travers le monde. Ancrée dans les principes de l’approche « Une seule santé », la série Animals & Us (titre provisoire) explorera des solutions innovantes — de la conservation de la faune et la prévention des maladies à l’innovation vaccinale et aux pratiques d’élevage durables.
La série s’articulera autour de trois grands thèmes :
- Renforcer la résilience : Comment les progrès en santé animale peuvent-ils protéger les humains contre de futures pandémies et risques zoonotiques ? Ce volet mettra en avant l’importance de la vaccination, de la surveillance des maladies et de la biosécurité pour protéger la santé animale et humaine. Des systèmes de santé animale solides signifient un avenir plus sûr pour tous.
- Favoriser la santé : Comment les innovations en santé animale peuvent-elles renforcer les systèmes alimentaires et lutter contre la résistance aux antimicrobiens ? Ce chapitre montrera comment de meilleures pratiques en matière de santé animale permettent de réduire les maladies d’origine alimentaire et d’assurer une alimentation plus sûre, avec des effets positifs pour les communautés.
- Rétablir l’équilibre : En quoi la protection de la biodiversité et de la santé des écosystèmes contribue-t-elle à un avenir durable ? Ce chapitre illustrera comment des écosystèmes sains et des pratiques culturelles intelligentes renforcent la résilience locale, en démontrant les liens étroits entre santé animale, nature et bien-être humain.
À travers des récits inspirants, la série dévoilera des stratégies interconnectées favorisant des écosystèmes plus sains, renforçant la sécurité alimentaire et mobilisant des actions intersectorielles pour construire un avenir durable.
Prévue pour un lancement en 2026, la série Animals & Us sera hébergée sur un microsite dédié sur BBC.com, accompagnée d’une campagne numérique multiplateforme visant à toucher des audiences ciblées parmi les 165 millions de visiteurs mensuels de la plateforme, avec un relais assuré par l’OMSA et son réseau.
Les équipes créatives de BBC StoryWorks collaboreront directement avec des partenaires sélectionnés pour produire du contenu de marque percutant dans le cadre de cette campagne. Si votre organisation souhaite mettre en avant une histoire en lien avec ces thématiques, vous êtes invité·e à soumettre une manifestation d’intérêt via ce court formulaire.
Une sélection de participants sera invitée à discuter avec les équipes de BBC StoryWorks pour produire une pièce de contenu de marque pour la série. Ce travail fera l’objet d’un coût, déterminé en fonction des exigences de production. Les équipes de développement et de production de BBC StoryWorks travailleront étroitement avec les organisations retenues pour créer du contenu captivant, que les partenaires pourront également promouvoir via leurs propres canaux, avec le soutien de BBC StoryWorks et de l’OMSA.
Pour toute information complémentaire, veuillez contacter : Diane Grasser, développeuse de la série chez BBC StoryWorks : [email protected]
Dans un monde où la santé humaine, animale et environnementale est de plus en plus interconnectée, l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) est fière d’annoncer le lancement de son nouvel espace en ligne : The Animal Echo, un espace collaboratif de partage des connaissances qui offre des perspectives sur certains des défis les plus pressants du monde à travers le prisme de la santé animale.
The Animal Echo se veut une ressource vitale pour les principales parties prenantes qui s’engagent à faire progresser la santé et le bien-être des animaux, ainsi que leur lien crucial avec la santé mondiale. Ce nouvel espace reflète l’engagement de l’OMSA à favoriser la compréhension de la santé et du bien-être des animaux et à promouvoir des solutions aux défis mondiaux en matière de santé.
La santé animale est un sujet vaste et interconnecté qui touche à de nombreux domaines différents : sécurité alimentaire, commerce, économie, santé publique, biodiversité, changement climatique. C’est pourquoi nous pensons qu’il y a tant d’histoires qui attendent encore d’être racontées.
Alors que le monde entier célèbre aujourd’hui la Journée internationale de l’éducation, nous sommes très fiers de donner vie à un nouvel espace hautement informatif destiné à un large éventail de publics en quête de connaissances : des décideurs politiques aux vétérinaires de terrain, en passant par les citoyens de plus en plus curieux de la santé et du bien-être des animaux.
Dre Emmanuelle Soubeyran,
Directrice Générale, OMSA
Un espace collaboratif pour le partage des connaissances
L’espace de partage des connaissances présentera un mélange d’articles scientifiques et d’articles de blog rédigés par d’éminents experts en santé animale, publique et environnementale. Ces contenus offriront un aperçu approfondi de divers sujets relatifs à la santé et au bien-être des animaux, dans le but d’améliorer la compréhension individuelle et collective de la santé et du bien-être des animaux. Que vous soyez un spécialiste des maladies à la recherche d’idées nouvelles, un acteur du changement désireux de faire bouger les choses ou un amoureux passionné des animaux de compagnie, vous trouverez ici quelque chose qui vous correspond.
Articles clés à explorer
Pour marquer le lancement, The Animal Echo présente une série d’articles scientifiques sur le thème choisi pour ce trimestre – le genre – ainsi qu’un article de blog sur un autre sujet d’actualité dans le domaine de la santé animale, la biosécurité.
- Article scientifique: Plus de femmes dans le secteur vétérinaire : l’inclusion au niveau mondial est-elle vraiment au rendez-vous ?
- Article scientifique: Façonner les services vétérinaires dans le monde entier en adoptant une approche intersectionnelle et axée sur le genre
- Article de blog: La biosécurité au service du développement durable : Une pierre angulaire du progrès mondial
En mettant l’accent sur la promotion du dialogue mondial, The Animal Echo est appelé à jouer un rôle crucial dans l’orientation des conversations sur la santé et le bien-être des animaux dans le monde entier.
Alors que le monde entier souligne le pouvoir transformateur de l’éducation et de l’apprentissage tout au long de la vie à l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, le lancement de The Animal Echo met en évidence l’importance du partage des connaissances intersectorielles pour relever les défis mondiaux. En encourageant l’échange de points de vue, l’OMSA renforce son message clé selon lequel la santé animale est la santé de tous, ouvrant ainsi la voie à un avenir plus durable.
Paris, France, 20 novembre 2024 – Aujourd’hui, l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) publie un nouveau rapport intitulé Towards a Healthier Future for All: Progress in Animal Health to Contain Antimicrobial Resistance (« Œuvrer à un avenir plus sain pour tous : Les progrès du secteur de la santé animale pour endiguer la résistance aux antimicrobiens »), élaboré grâce aux contributions de plus de 20 Membres et partenaires clés.
Ce rapport analyse la manière dont le secteur de la santé animale a abordé le défi que représente la résistance aux antimicrobiens au cours des dernières années, en mettant en évidence les succès et les progrès significatifs accomplis au niveau mondial, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les actions, les investissements et la collaboration pour enrayer la résistance.
Les antimicrobiens ont ouvert la voie à de meilleures conditions de vie pour les humains comme pour les animaux. Avant la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming en 1928, les infections dues à des coupures superficielles pouvaient entraîner des infections du sang voire la mort. Pourtant, aujourd’hui, ces médicaments vitaux perdent de leur efficacité en raison de la mauvaise utilisation et de la surutilisation qui en sont faites dans tous les secteurs. Ce phénomène, connu sous le nom de résistance aux antimicrobiens (RAM), peut se produire dans les populations animales, humaines ou végétales et constitue une menace pour toutes les espèces.
Depuis plusieurs décennies, l’OMSA travaille avec ses Membres et ses partenaires d’Une seule santé, avec des vétérinaires, des universitaires, des industriels et d’autres acteurs de premier plan pour sensibiliser le public à cette menace sanitaire d’ampleur mondiale et pour y apporter des solutions. Voilà 25 ans que l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OMSA a adopté une résolution appelant à l’élaboration des premières lignes directrices sur la RAM dans le secteur de la santé animale. Depuis lors, plusieurs jalons importants ont été posés, démontrant que des stratégies ciblées, notamment la stratégie de l’OMSA sur la RAM, peuvent avoir des effets bénéfiques considérables malgré les défis que présente ce sujet complexe.
Sur la voie d’une utilisation plus responsable des antimicrobiens chez les animaux
Le rapport présente des exemples inspirants qui mettent en lumière les efforts de la communauté vétérinaire dans le monde entier.
Par exemple, les résultats remarquables obtenus par la Thaïlande, qui a réduit sa consommation d’antimicrobiens de 49 % entre 2017 et 2019, et de 39,3 % entre 2017 et 2021, témoignent de la puissance que confèrent les efforts concertés au niveau national. Les mesures prises par le pays ont dépassé leur objectif initial et ont mis en évidence les avantages d’un suivi rigoureux et de l’application de politiques concrètes.
L’Union européenne a également pris des dispositions notables. Elle s’est engagée à réduire de 50 % ses ventes globales d’antimicrobiens destinés aux animaux d’élevage et à l’aquaculture avant 2030 ; en 2022, la moitié de cet objectif ambitieux était déjà atteint. Ces mesures proactives montrent que des changements induits par les politiques peuvent avoir des effets tangibles sur la réduction de l’utilisation des antimicrobiens et sur le ralentissement du développement de la résistance.
Le secteur norvégien de l’aquaculture offre un autre exemple éloquent. Grâce à des pratiques de vaccination généralisées, la Norvège est parvenue à réduire son utilisation d’antimicrobiens chez les saumons et les truites arc-en-ciel de 50 tonnes en 1987 à 300 kg aujourd’hui, alors que sa production a augmenté de 3300 % dans le même temps. Cela illustre à quel point l’innovation et les soins préventifs peuvent préserver la santé des animaux tout en réduisant la dépendance à l’égard des antimicrobiens.
Entreprendre des actions en se fondant sur des bases de données pour faire progresser la gestion des antimicrobiens à l’échelle mondiale
Les progrès reposent non seulement sur des politiques et des stratégies concrètes, mais aussi sur une collecte et une analyse rigoureuses de données. La base de données de l’OMSA sur l’utilisation des antimicrobiens chez les animaux (ANIMUSE) a joué un rôle central dans la mise en avant d’un niveau de compréhension sans précédent de l’utilisation des antimicrobiens à travers le monde. Au cours de la dernière décennie, le nombre de pays disposant de systèmes de surveillance de l’utilisation des antimicrobiens et/ou de la RAM a triplé ; 80 % des Membres de l’OMSA communiquent des données chaque année.
Cette infrastructure de surveillance fournit les éléments probants nécessaires à des actions ciblées et à l’adoption de politiques nationales plus efficaces. Les données collectées et analysées via la plateforme ANIMUSE entre 2016 et 2024 révèlent des progrès positifs dans le sens d’une utilisation responsable des antimicrobiens chez les animaux, notamment une réduction de l’utilisation d’antimicrobiens d’importance critique pour les humains et des efforts pour éliminer les pratiques inappropriées telles que le recours aux antimicrobiens pour stimuler la croissance.
Perspectives d’avenir : Un appel à poursuivre les efforts
Bien que des progrès significatifs aient été enregistrés, des données récentes sur les futures répercussions socio-économiques de la RAM montrent la nécessité de redoubler d’efforts collectifs. Ainsi que le rappelle Emmanuelle Soubeyran, Directrice générale de l’OMSA, « malgré les progrès accomplis, la menace que constitue la RAM persiste et requerra des efforts supplémentaires dans les années à venir ».
L’année 2024 a été une année importante, la Réunion de haut niveau de l’AGNU sur la RAM et la quatrième Conférence ministérielle mondiale de haut niveau sur la RAM ayant jeté les bases de l’action dans leurs déclarations politiques. La vigilance, l’investissement et la coopération intersectorielle doivent se poursuivre pour garantir que les progrès réalisés soient non seulement consolidés mais aussi multipliés dans notre cheminement vers un monde où les antimicrobiens conserveront leur efficacité.
Pour plus d’informations
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Rapport : Towards a Healthier Future for All: Progress in Animal Health to Contain Antimicrobial Resistance
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Portail web sur la RAM
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Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens 2024








