Variole du singe

Monkeypox is a viral zoonotic disease caused by infection with monkeypox virus that occurs primarily in tropical rainforest areas of Central and West Africa and is occasionally exported to other regions. Monkeypox virus belongs to the Orthopoxvirus genus in the family Poxviridae.

Questions / Réponses sur la variole du singe et les animaux

[Dernière mise à jour : 30 mai 2022]

Qu’est-ce que la variole du singe ?

La variole du singe est une zoonose virale causée par une infection au virus de la variole du singe, qui survient principalement dans les zones de forêts tropicales humides d’Afrique centrale et occidentale et qui est parfois exportée vers d’autres régions. Le virus de la variole du singe appartient au genre Orthopoxvirus de la famille des Poxviridae.

Le genre Orthopoxvirus comprend également le virus de la variole (qui a provoqué la variole, maladie désormais éradiquée), le virus de la vaccine (utilisé dans le vaccin contre la variole) et le virus de la variole bovine.

Dans les zones endémiques, on suppose que le virus de la variole du singe se maintient dans la nature en circulant entre certains mammifères sensibles, notamment les rongeurs sauvages (y compris les écureuils et les rats), avec une propagation ponctuelle aux primates non humains et aux humains.

Comment la variole du singe se transmet-elle ?

La transmission du virus de la variole du singe peut se produire lorsqu’une personne ou un animal sensible entre en contact avec le virus à partir d’un animal, d’un humain ou de matériaux contaminés par le virus. Le virus pénètre dans l’organisme par les lésions cutanées (même si elles sont invisibles à l’œil nu), les voies respiratoires ou les muqueuses.

Le virus de la variole du singe se transmet des animaux infectés à l’homme ou à d’autres animaux sensibles par inoculation directe par morsure, griffure ou par contact direct avec des fluides corporels et/ou de la viande d’un animal infecté au cours de la chasse et d’autres activités impliquant des espèces animales sensibles.

La transmission entre humains se fait principalement par contact physique étroit (p. ex. face à face, peau à peau, bouche à bouche, bouche à peau, y compris pendant les rapports sexuels). Les ulcères, lésions ou plaies présents dans la bouche ou la gorge peuvent être infectieux, ce qui signifie que le virus peut se propager par la salive et les gouttelettes respiratoires (et éventuellement des aérosols à courte portée), dans certains cas. D’autres études sont nécessaires pour savoir si le virus peut se propager en respirant et en parlant.

Jusqu’à présent, il n’existe aucune preuve documentée de transmission de la variole du singe de l’homme à l’animal.

Les animaux peuvent-ils être touchés ?

Un certain nombre de mammifères sauvages ont été identifiés comme étant sensibles au virus de la variole du singe. Il s’agit entre autres des funisciures à dos rayé, des écureuils arboricoles, des rats géants de Gambie, des loirs et des primates non humains. Bien que cela dépende de la voie de transmission et de la charge virale, certaines espèces sont asymptomatiques, notamment celles suspectées d’être des réservoirs (rongeurs). D’autres espèces de mammifères, comme les singes et les grands singes, présentent des éruptions cutanées similaires à celles observées chez l’homme.

Jusqu’à présent, il n’existe aucune preuve documentée de contamination d’animaux domestiques, tels que les chats et les chiens, par le virus de la variole du singe. Il n’existe pas non plus de preuves ou de rapports d’infection du bétail par le virus de la variole du singe.

Que faire lorsqu’on rencontre un cas suspect chez un animal ?

– Assurer une bonne coordination et une bonne communication en utilisant une approche Une seule santé entre les Services chargés de la faune sauvage, les Services vétérinaires et les Services de santé publique.
– Utiliser des équipements de protection individuelle, notamment des gants, des masques et des vêtements de protection jetables.
– Prélever des échantillons, dans la mesure du possible (voir les types d’échantillons ci-dessous) pour rechercher la présence du virus ou des preuves d’exposition au virus et les envoyer au laboratoire national vétérinaire ou de référence.
– Notifier l’OMSA : les pays sont encouragés à signaler les cas de variole du singe chez les animaux à l’OMSA (par courriel à [email protected]) en tant qu’ « information zoosanitaire importante », comme le décrit l’article 1.1.5 du Code sanitaire pour les animaux terrestres.
– En outre, les cas d’infection d’animaux sauvages par le virus de la variole du singe doivent être signalés au moyen du rapport volontaire sur les maladies de la faune sauvage non répertoriées par l’OMSA, sous le nom de maladie “Virus de la variole (autres que ceux répertoriés par l’OMSA) (Infection par)”.

Comment réduire le risque potentiel de contamination des animaux par les humains ?

– La variole du singe est une zoonose et, bien que cela n’ait pas été documenté, il existe un risque potentiel de propagation à des animaux sensibles.
– La collaboration entre les autorités de santé publique et les autorités vétérinaires est donc primordiale dans la gestion du risque potentiel de transmission de l’homme à l’animal. Cela permettra d’éviter la transmission de la maladie de l’homme aux animaux sensibles dans les foyers, les zoos et les réserves naturelles, ainsi qu’aux animaux péri-domestiques, notamment les rongeurs.
– Veiller à ce que tous les déchets, y compris les déchets médicaux, soient éliminés de manière sûre et qu’ils ne soient pas accessibles aux rongeurs et autres animaux charognards.
– Les personnes dont l’infection par le virus de la variole du singe est suspectée ou confirmée doivent éviter tout contact direct et rapproché avec les animaux, y compris les animaux domestiques (chats, chiens, hamsters, furets, gerbilles, etc.), le bétail et autres animaux en captivité, ainsi que la faune sauvage. Les gens doivent être particulièrement vigilants à l’égard des animaux reconnus comme sensibles, tels que les rongeurs, les primates non humains, etc.

Comment détecter le virus de la variole du singe chez les animaux ?

L’apparition de signes cliniques, notamment la présence de lésions cutanées visibles, dépend de l’espèce et de l’âge de l’animal, ainsi que du clade du virus de la variole du singe à l’origine de l’infection. Les espèces reconnues comme étant de possibles “réservoirs” ne présenteront probablement aucun signe clinique d’infection. Les signes cliniques détaillés par espèce animale peuvent être consultés sur : https://www.cfsph.iastate.edu/Factsheets/pdfs/monkeypox.pdf

Chez les espèces présentant des signes cliniques d’infection par le virus de la variole du singe, les professionnels de la santé animale doivent surveiller les points suivants :
– Augmentation de la température corporelle
– Modification de l’appétit
– Conjonctivite et/ou écoulement oculaire
– Toux ou éternuements
– Bruits anormaux lors de l’auscultation des poumons (ce qui n’est pas possible avec l’EPI nécessaire)
– Lésions cutanées avec ou sans prurit
– Ganglions lymphatiques palpables

Echantillons :
– Écouvillons prélevés sur des lésions
– Croûtes
– Écouvillons conjonctivaux et/ou écouvillons de sécrétions orales et nasales
– Sang

Tests :
– Le test de neutralisation de virus (TNV) est le test de diagnostic recommandé pour la détection des anticorps du poxvirus. Il faut 2 à 3 jours pour réaliser un TNV d’orthopoxvirus et il est possible d’utiliser une souche VACV marquée par fluorescence pour faciliter l’identification.
– PCR : il est peut-être plus facile de trouver une PCR pan-pox. Cependant, il serait préférable d’en utiliser une spécifique pour déterminer la souche responsable de l’infection.
– Sérologie : ELISA d’orthopoxvirus

Quels sont les messages à transmettre aux communautés à risque pour réduire les risques de propagation ?

– Par principe, se laver les mains après avoir manipulé des animaux sauvages.
– Prendre des précautions pour éviter d’être mordu ou griffé par les animaux
– Éviter tout contact avec des animaux sensibles
– Ne pas toucher des animaux sauvages malades ou morts de causes inconnues.
– Ne pas manger de viande d’animal sauvage crue, d’aliments non cuits ou insuffisamment cuits et d’aliments préparés avec du sang d’animal sauvage.
– Si vous trouvez un animal sauvage malade ou mort, informez-en immédiatement les Services vétérinaires ou de la faune sauvage.
– Se rendre dans un centre de santé le plus rapidement possible en cas de griffure ou de morsure par un animal sauvage.
– Les personnes dont l’infection par le virus de la variole du singe est suspectée ou confirmée doivent consulter un médecin et éviter tout contact direct avec les animaux, y compris les animaux domestiques, le bétail et autres animaux captifs, ainsi qu’avec les animaux sauvages.

Comment éviter que le virus de la variole du singe ne se propage à l’avenir ?

L’épidémie actuelle de variole du singe semble être due à une transmission interhumaine.

Cependant, le virus est d’origine animale. Les bonnes pratiques en matière d’interaction avec la faune sauvage, telles que décrites ci-dessus, peuvent réduire le risque de propagation du virus.

L’OMSA souligne que le commerce non réglementé d’animaux sauvages (y compris la viande et les produits issus de ces animaux) et d’autres mammifères peut entraîner la propagation internationale de maladies telles que la variole du singe.

Que fait l’OMSA ?

L’OMSA travaille avec ses experts et ses partenaires (tels que l’OMS) pour rassembler les dernières informations scientifiques et les rapports de terrain. L’OMSA recueille ces informations et les partage de manière transparente avec ses Membres et le grand public, dans le but d’aider les décideurs à prendre des décisions fondées sur les risques en tenant compte des dernières preuves scientifiques, et d’éviter des obstacles au commerce injustifiés.


Autres ressources

OMS – Variole du singe : https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/monkeypox
Fiche d’information sur la variole du singe Iowa CFSPH WOAH CC : https://www.cfsph.iastate.edu/Factsheets/pdfs/monkeypox.pdf
CDC – Variole du singe : https://www.cdc.gov/poxvirus/monkeypox/index.html
ECDC – Evaluation du risque : https://www.ecdc.europa.eu/sites/default/files/documents/Monkeypox-multi-country-outbreak.pdf
OMSA – Fiche technique sur l’Infection aux virus de la variole (autres que ceux listés par l’OMSA) * en anglais uniquement *: www.woah.org/en/document/pox-viruses-other-than-those-listed-by-the-oie-infection-with-2/